Kisangani : la communauté Lisungameli Lokele fait bloc pour défendre ses fils « élevés en dignité » et met en garde contre les prédateurs
Réunie samedi à Kisangani, au siège international de l’organisation coutumière Lisungameli Lokele situé au bloc Mituku, non loin du rond-point Sisi kwa Sisi dans la commune de Mangobo, la communauté Lisungameli Lokele est sortie de sa réserve pour dénoncer ce qu’elle qualifie de campagne d’accusations « gratuites et mensongères » visant certains de ses fils et filles occupant des responsabilités publiques dans la province de la Tshopo.
« Nous déplorons ces accusations gratuites et mensongères portées contre les filles et fils Lokele. Nous mettons en garde tous les manipulateurs qui cherchent à se faire une santé politique en salissant notre communauté », a déclaré le président de la communauté, Sylvain Baelongandi Bondjoma, dans une déclaration lue devant la presse.
Dans ce message, la communauté originaire notamment du territoire d’Isangi mais présente dans plusieurs régions du pays et à l’étranger affirme avoir analysé la situation sociopolitique actuelle de la province de la Tshopo. Selon elle, certaines tensions politiques s’accompagnent d’attaques ciblées contre des personnalités issues de cette communauté.
Dans leur déclaration, les Lokele ont également réaffirmé leur attachement aux institutions de la République. Ils ont salué les efforts du président de la République, Félix‑Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour préserver la paix et la sécurité dans le pays, particulièrement dans la partie Est de la République démocratique du Congo.
La communauté a par ailleurs exprimé son soutien aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ainsi qu’aux combattants Wazalendo engagés sur les lignes de front pour défendre l’intégrité territoriale du pays.
La déclaration a aussi été l’occasion pour la communauté Lokele de réaffirmer son soutien à plusieurs de ses membres occupant des fonctions publiques, notamment le président de l’Assemblée provinciale de la Tshopo, Kanga Londimo Mateus, le vice-gouverneur Didier Lomoyo Iteku, ainsi que le maire de la ville de Kisangani, Likunde Litawe Delly.
Elle a mentionné également d’autres responsables politiques et administratifs, dont des députés nationaux et provinciaux, des conseillers municipaux, des bourgmestres, ainsi que la ministre provinciale Arlène Botchaka Boyale.
Les signataires estiment que ces autorités exercent leurs fonctions à la suite de processus légaux et démocratiques, et dénoncent toute tentative de déstabilisation politique les visant.
Malgré ce ton ferme, la communauté Lokele a insisté sur son attachement au vivre-ensemble et à la cohabitation pacifique entre les différentes communautés de la province.
« Peuple réputé hospitalier, accueillant et solidaire, nous appelons toutes les communautés sœurs à préserver la paix et à travailler ensemble pour le développement de la Tshopo », a déclaré Sylvain Baelongandi Bondjoma.
Organisation à caractère coutumier fondée sur les valeurs ancestrales, la communauté Lisungameli Lokele affirme rester attachée à l’unité et à la stabilité de la province et du pays.
Elle a conclu sa déclaration par un appel à l’unité nationale et au respect des institutions, avec ce message final : « Vive la République démocratique du Congo, vive la province de la Tshopo et vive le peuple Lokele ».
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