RDC – Sénat : malgré son mea culpa, Modeste Bahati Lukwebo vacille après la motion initiée par le sénateur Dani Kabongo
Un nouvel épisode de tensions politiques secoue le Sénat de la République démocratique du Congo. Une pétition visant le départ de Modeste Bahati Lukwebo, actuel deuxième vice-président de la chambre haute, doit être déposée ce lundi à l’initiative du sénateur Dani Kabongo.
À l’origine de cette fronde parlementaire : les récentes déclarations de Bahati Lukwebo sur la question sensible de la révision constitutionnelle. Des propos jugés « irrespectueux » envers le président de la République Félix Tshisekedi par certains membres de la majorité, qui estiment qu’ils sont incompatibles avec les responsabilités institutionnelles du leader de l’Alliance des forces démocratiques du Congo et alliés (AFDC-A).
Selon Dani Kabongo, plusieurs sénateurs auraient déjà apposé leur signature au bas de la pétition qui circule dans les couloirs du Parlement. L’objectif affiché est clair : tirer les conséquences politiques des prises de position de Bahati Lukwebo, accusé d’avoir publiquement défié la ligne défendue par une partie de la majorité présidentielle.
La polémique est née après la sortie médiatique du chef de file de l’AFDC-A, qui s’est ouvertement opposé à toute modification de la Constitution. Pour lui, la priorité nationale ne réside pas dans la réécriture des textes fondamentaux, mais dans leur application rigoureuse par les dirigeants du pays.
Ces déclarations ont rapidement provoqué des remous dans la classe politique congolaise, notamment au sein de l’Union sacrée de la Nation, la coalition au pouvoir. Certains cadres y voient un positionnement politique en décalage avec la dynamique actuelle autour du débat constitutionnel.
Malgré les critiques, l’initiateur de la pétition assure que la démarche se poursuit et que d’autres signatures pourraient encore s’ajouter dans les prochains jours. Si elle aboutit, la motion pourrait être examinée par le Sénat au cours de la session parlementaire en cours, ouvrant la voie à un débat potentiellement explosif au sein de la chambre haute.
Dans les coulisses du Parlement, plusieurs observateurs voient dans cette initiative un test politique majeur pour Bahati Lukwebo, figure influente mais parfois controversée de la majorité présidentielle.
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