RDC : sans preuves contre Doudou Fwamba, Patrick Lokala, propagateur de fake news, s’enlise dans une cabale rattrapée par les faits

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(TRIBUNE DE TRÉSOR BOTAMBA AHUKA)

Le coordonnateur national de la Fondation Doudou Fwamba, Trésor Botamba Ahuka, sort de sa réserve pour balayer, sans concession, phrase après phrase, les faussetés contenues dans la publication du journaliste Patrick Lokala, qu’il accuse d’avoir bâti contre le ministre des Finances une cabale fondée sur des allégations sans preuves, des insinuations politiques et une mise en scène informationnelle dénuée de tout fondement factuel.

Pour lui, derrière les formules spectaculaires et les accusations lancées sur le réseau social X, il n’y a ni documents, ni témoignages vérifiables, ni éléments matériels susceptibles d’étayer les graves affirmations portées contre Doudou Fwamba Likunde.

Sans mâcher ses mots, Trésor Botamba dit regretter que le journaliste Patrick Lokala, désormais connu pour sa propension à propager des fake news et des infox sur le réseau social X afin d’assouvir des agendas inavoués, se soit attaqué injustement au ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde. Il lui prête, sans le moindre élément de preuve, une prétendue ambition de « dauphinat » politique qui, manifestement, ne lui a jamais traversé l’esprit. Il l’accuse également d’avoir mis en place une vaste machine de communication composée de plus de 100 personnes, supposément mieux rémunérées que certaines entités publiques. Des affirmations graves, spectaculaires, mais à ce stade dépourvues de la moindre preuve rendue publique.

Dans sa publication de ce mercredi sur son compte X, Patrick Lokala affirme gratuitement que le ministre des Finances nourrirait des ambitions présidentielles cachées, ce qui expliquerait, selon lui, son silence sur la question du changement de Constitution et d’un éventuel troisième mandat du chef de l’État. Il ajoute, sans produire le moindre document ni le moindre témoignage vérifiable, que le ministre aurait mis en place une équipe de communication de « plus de 100 personnes, de toutes tendances confondues », chargée de travailler quotidiennement dans les médias et sur les réseaux sociaux, avec des salaires régulièrement payés.

Le coordonnateur national de la Fondation Doudou Fwamba estime que, dans un débat public sérieux, surtout lorsqu’il s’agit de mettre en cause un membre du gouvernement, Patrick Lokala ne devrait pas se contenter d’aligner des insinuations comme s’il s’agissait de vérités établies. Accuser un ministre de préparer en coulisses une succession présidentielle, de financer une armée numérique et d’entretenir une structure parallèle de communication exige un minimum de rigueur : des noms, des contrats, des pièces budgétaires, des ordres de mission, des relevés de paiement ou encore des témoignages assumés. À ce jour, Patrick Lokala n’a produit aucun de ces éléments. Il a préféré miser sur la manipulation de l’opinion pour complaire à certains acteurs en perte de positionnement politique.

Il est donc légitime de qualifier sa sortie pour ce qu’elle apparaît être : une charge politique reposant sur des allégations non étayées, et non une révélation journalistique au sens strict.

En réalité, cette publication semble relever davantage d’une stratégie de ciblage politique que d’un véritable effort d’information. Le débat sur la Constitution, sur l’avenir institutionnel du pays ou sur la majorité présidentielle est un débat éminemment politique, qui engage d’abord les institutions compétentes, les partis, les plateformes et les responsables mandatés pour s’exprimer en leur nom. Vouloir faire du silence ou de la prudence d’un ministre technique la preuve d’une ambition cachée relève d’un raccourci pour le moins aventureux.

Doudou Fwamba est avant tout le ministre des Finances de la République, c’est-à-dire le responsable d’un portefeuille où les urgences sont connues : mobilisation des recettes, stabilité macroéconomique, exécution budgétaire, financement des politiques publiques, relations avec les partenaires financiers, crédibilité du pays sur les marchés et soutien aux investissements prioritaires. Réduire son action à un procès d’intention politique, sans base factuelle, relève d’une manœuvre de diversion.

Loin des procès d’intention et des constructions politiciennes, Doudou Fwamba apparaît surtout, dans l’exercice de ses fonctions, comme un véritable disciple de la vision du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, dont il s’emploie à traduire les orientations en actes concrets dans le champ des finances publiques. À travers la mobilisation accrue des recettes, la recherche d’une meilleure soutenabilité budgétaire, le financement des investissements structurants et l’accompagnement des politiques publiques, le ministre des Finances travaille à matérialiser la vision présidentielle d’un État plus fort, plus crédible et davantage capable de répondre aux attentes sociales des populations. Là où certains veulent voir des ambitions personnelles, les faits renvoient plutôt à l’image d’un responsable gouvernemental engagé dans la consolidation de l’action publique et dans la mise en œuvre des priorités du Chef de l’État.

Depuis son arrivée au gouvernement, celui que certains surnomment « le grand paquebot » s’est surtout illustré dans le débat public par des dossiers économiques et financiers. Son nom est associé aux discussions sur la mobilisation des recettes, à la coordination économique, aux échanges avec les partenaires techniques et financiers ainsi qu’aux questions de financement des investissements publics. Il s’est également exprimé publiquement sur la résilience de l’économie congolaise, sur la nécessité de renforcer la capacité de l’État à investir et sur la crédibilité financière de la RDC.

Autrement dit, les faits publics disponibles montrent un ministre absorbé par ses missions régaliennes, non un homme en campagne pour une succession présidentielle. Ceux qui soutiennent l’inverse ont le devoir d’apporter des éléments tangibles, au lieu de se réfugier derrière des promesses de « révélations à venir ».

L’autre faiblesse de la publication de Patrick Lokala tient à sa logique contradictoire. D’un côté, il présente Doudou Fwamba comme un ministre qui « n’a jamais pris position » sur la question du changement de Constitution et du troisième mandat ; de l’autre, il lui prête une stratégie méthodique de conquête du pouvoir, portée par une imposante machine de communication. Or, si une telle entreprise existait réellement, elle laisserait nécessairement des traces visibles : des prises de parole structurées, des relais identifiables, une doctrine politique, des actes préparatoires. Là encore, rien n’est apporté au public.

On ne peut pas, dans la même phrase, reprocher à un homme son silence supposé et lui attribuer simultanément une gigantesque campagne souterraine sans fournir le moindre commencement de preuve.

En démocratie, la critique des dirigeants est légitime. L’enquête sur les pratiques du pouvoir l’est tout autant. Mais encore faut-il respecter la frontière entre investigation et fabrication du soupçon. Lorsqu’un acteur public affirme détenir des informations explosives, il lui revient de les documenter. À défaut, il ne fait pas œuvre d’éclairage ; il alimente simplement le bruit, la suspicion et la confusion.

Si Patrick Lokala dispose réellement d’éléments sur une prétendue équipe de communication de plus de 100 personnes financée autour du ministre des Finances, qu’il les publie : noms, fonctions, mécanismes de rémunération, source des fonds, cadre administratif ou contractuel. S’il ne le fait pas, alors sa sortie restera ce qu’elle est aujourd’hui : une publication sensationnaliste, sans démonstration, destinée davantage à salir une image qu’à informer l’opinion.

Au moment où la RDC fait face à de lourds défis sécuritaires, sociaux et économiques, le débat public gagnerait à se hisser au niveau des faits, des bilans et des choix politiques assumés. Les Congolais ont besoin d’éléments vérifiables sur la gestion des finances publiques, sur la vie des institutions et sur les ambitions de leurs dirigeants, non de récits construits sur des hypothèses, des sous-entendus et des annonces de « révélations » reportées à plus tard.

En attendant la moindre preuve, la publication de Patrick Lokala sur Doudou Fwamba relève donc moins de la révélation que de l’intox politique. Et face à l’intox, la meilleure réponse reste encore la même : les faits, rien que les faits.

CELLCOM

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