La République démocratique du Congo poursuit la lutte contre la maladie à virus Ebola. Au 4 juillet 2026, le pays totalise 1 561 cas confirmés, selon le dernier rapport de situation publié par l’Institut National de Santé Publique (INSP). Si la riposte se poursuit avec des résultats encourageants, les autorités sanitaires restent préoccupées par la persistance de la transmission dans plusieurs provinces de l’Est du pays.
L’Ituri demeure la province la plus touchée par l’épidémie. Pas moins de 24 zones de santé y sont affectées, notamment Bunia, Komanda, Mambasa, Tchomia et Rwampara. Le Nord-Kivu reste également sous haute surveillance avec 11 zones de santé concernées, parmi lesquelles Beni, Butembo, Goma, Oicha et Masereka. Au Sud-Kivu, la situation demeure relativement limitée, avec trois cas confirmés, dont un décès enregistré dans la zone de santé de Miti-Murhesa.Les statistiques actualisées font état de 628 patients actuellement pris en charge dans les structures d’isolement et de traitement.
Depuis le début de l’épidémie, 253 personnes ont été déclarées guéries, tandis que 506 décès ont été enregistrés parmi les cas confirmés, soit un taux de létalité de 32,4 %. Les équipes de riposte assurent par ailleurs le suivi de 81,6 % des personnes contacts, un indicateur jugé essentiel pour interrompre la chaîne de transmission.Comparativement au rapport publié le 2 juillet, la situation épidémiologique montre une évolution contrastée.
Les autorités sanitaires ont enregistré 40 nouvelles guérisons, mais également 33 décès supplémentaires, illustrant la pression persistante exercée par l’épidémie sur le système de santé.Face à cette situation, le Gouvernement et ses partenaires intensifient les interventions sur le terrain. Les dispositifs de surveillance épidémiologique et les laboratoires de confirmation biologique restent pleinement opérationnels afin d’assurer une détection rapide des nouveaux cas.Sur le plan thérapeutique, la prise en charge des malades continue de s’améliorer. Des essais cliniques sont actuellement menés au Centre de Traitement Ebola (CTE) du CME de Rwampara dans le but de renforcer l’efficacité des protocoles de soins et d’améliorer les chances de survie des patients.
La surveillance communautaire demeure également au cœur de la stratégie nationale de riposte. Grâce à l’implication des relais communautaires, des milliers de contacts sont suivis quotidiennement, facilitant l’identification précoce des cas suspects et leur prise en charge rapide.
Les autorités poursuivent également le renforcement des capacités logistiques, notamment par l’extension des centres de traitement, l’approvisionnement continu en médicaments, en équipements de protection individuelle et en intrants destinés à la prévention et au contrôle des infections. Elles saluent par ailleurs l’engagement croissant des leaders communautaires dans la sensibilisation des populations.
Le Gouvernement appelle enfin les citoyens à demeurer vigilants et à signaler immédiatement tout symptôme évocateur d’Ebola, notamment une forte fièvre, des vomissements, une diarrhée ou des saignements inhabituels. Le numéro vert 151 reste accessible gratuitement pour alerter les services de santé.Les autorités sanitaires précisent toutefois que ces données demeurent provisoires et pourraient évoluer à mesure que se poursuivent les opérations de nettoyage, de validation et d’harmonisation des informations dans la plateforme DHIS2 (District Health Information Software 2)
Rédaction












