Les professionnelles du sexe de Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo, appellent les autorités sanitaires à renforcer les campagnes de sensibilisation sur les mesures de prévention contre la maladie à virus Ebola. Plusieurs d’entre elles affirment ne disposer d’aucune information sur cette épidémie, selon un tweet de l’Agence Congolaise de Presse (ACP).
Interrogée par l’ACP, Marie Lengasa, professionnelle du sexe à Kisangani, a indiqué que les actions de sensibilisation menées auprès de cette catégorie de la population se concentrent principalement sur la prévention des infections sexuellement transmissibles (IST), sans aborder les risques liés à Ebola.
« Je pratique ce métier depuis plusieurs années. Le PNMLS (Programme national de lutte contre le sida) et d’autres responsables de la santé nous parlent parfois des mesures de protection contre les infections sexuellement transmissibles. Mais nous ne savons rien de ce qui concerne l’épidémie d’Ebola. Quelqu’un qui exerce ce métier s’intéresse surtout à ses clients. De ce que je sais, la question d’Ebola n’est pas connue parmi nous », a-t-elle déclaré.
Selon cette représentante des professionnelles du sexe, cette absence d’informations sur la maladie à virus Ebola constitue une préoccupation, dans un contexte où les efforts de prévention devraient toucher toutes les couches de la population, notamment les groupes les plus exposés aux interactions quotidiennes.
Elle estime que les campagnes de santé publique gagneraient à intégrer systématiquement la sensibilisation sur les maladies à potentiel épidémique, en complément des messages consacrés à la lutte contre les IST et le VIH/Sida.
Cette demande intervient alors que les autorités sanitaires poursuivent les actions de riposte contre la 17ᵉ épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo, notamment dans les provinces concernées par la surveillance épidémiologique.
La Rédaction













