La poursuite des combats dans plusieurs zones de l’est de la République démocratique du Congo (RDC) aggrave la situation humanitaire des populations, particulièrement celle des enfants exposés à la malnutrition, selon Médecins sans frontières (MSF).
Dans la province du Nord-Kivu, les affrontements entre les forces congolaises et l’AFC/M23, ainsi que leurs alliés, continuent de provoquer des déplacements de populations. Des familles contraintes de quitter leurs habitations se retrouvent privées de leurs moyens de subsistance et voient leur accès à la nourriture, à l’eau potable et aux soins de santé fortement perturbé.
Selon MSF, cette situation fragilise davantage les enfants, notamment ceux issus des familles déplacées. La perte des terres agricoles et des sources de revenus réduit la capacité des ménages à se procurer une alimentation suffisante et équilibrée, tandis que les difficultés d’accès aux structures sanitaires compliquent la prise en charge des enfants déjà atteints de malnutrition.
À cette précarité s’ajoutent les perturbations de l’approvisionnement sur certains axes stratégiques. L’insécurité affecte la circulation des biens et contribue à la hausse des prix des denrées alimentaires, rendant les produits de première nécessité de moins en moins accessibles aux familles vulnérables.
MSF souligne également que la réduction de l’aide internationale, notamment celle destinée à la sécurité alimentaire et aux programmes de santé, intervient alors que les besoins humanitaires restent importants. Cette diminution des financements risque de limiter les capacités de réponse face à une crise nutritionnelle déjà sévère.
Face à cette situation, la prise en charge précoce des enfants malnutris demeure essentielle. Elle nécessite notamment un dépistage rapide, l’accès aux soins nutritionnels et médicaux ainsi qu’un accompagnement des familles afin de prévenir les complications liées à la malnutrition.
Pour MSF, l’amélioration durable de la situation passe également par un meilleur accès des populations aux services essentiels et par la continuité de l’assistance humanitaire dans les zones affectées par les déplacements et l’insécurité.
Rédaction












