Les femmes de la Convention des démocrates travaillistes unifiés (CDTU), fédération de la province de la Tshopo, ont condamné toute initiative visant à déstabiliser les institutions légalement établies en République démocratique du Congo (RDC), lors d’une marche populaire organisée samedi à Kisangani, à l’initiative du gouverneur Paulin Lendongolia Lebabonga, contre la rébellion.
« Les femmes de la CDTU, aux côtés d’autres femmes politiques, ménagères, commerçantes et scientifiques, se sont jointes à cette marche pour condamner toute tentative de déstabilisation des institutions. Nous condamnons la rébellion ! Les femmes de Kisangani veulent la paix », a déclaré Justine Sosongo, présidente fédérale de la CDTU dans la Tshopo.
Selon Mme Sosongo, cette mobilisation a permis aux participantes de réaffirmer leur attachement à la paix et leur soutien aux efforts des autorités nationales visant à préserver la stabilité du pays. Elle a également salué les avancées enregistrées à Kisangani, notamment dans la modernisation de la voirie urbaine et l’amélioration de la desserte en électricité.
« La ville de Kisangani connaît aujourd’hui un développement marqué par la réalisation de plusieurs infrastructures. C’est pourquoi nous, femmes de Kisangani, rejetons l’esprit de guerre afin de préserver cet élan de développement de la Tshopo », a-t-elle ajouté, réitérant le soutien des femmes de son parti au président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Cette marche intervient dans un contexte marqué par l’annonce, le 12 octobre 2026 à Goma, dans le Nord-Kivu, du Front pour la refondation de la nation (FRN), présenté comme successeur de la coalition AFC/M23 et auquel l’ancien président Joseph Kabila est associé. Plusieurs voix ont dénoncé cette initiative, qu’elles considèrent comme une menace pour la République et l’ordre constitutionnel.
Rédaction










