ÉDITORIAL | ESURSI : Marie-Thérèse Sombo, le prix de la rigueur et des réformes‎

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Quand la rigueur dérange, la réforme devient un combat.
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‎Dans la gestion des affaires publiques, il existe un paradoxe tenace : ceux qui veulent changer les règles se heurtent souvent à ceux qui ont appris à vivre avec elles. Au ministère de l’Enseignement supérieur, universitaire, Recherche scientifique et Innovations (ESURSI), la dynamique des réformes engagées par la Professeure Dr Marie-Thérèse Sombo Ayanne Safi Mukuna remet cette réalité au centre du débat.
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‎La rigueur a ses adversaires, l’immobilisme a ses défenseurs. Toute réforme qui bouscule des habitudes, impose des exigences nouvelles ou remet en question des pratiques établies suscite des résistances. Dans un secteur aussi stratégique que l’enseignement supérieur, où se jouent la qualité de la formation, la crédibilité des diplômes et l’avenir de la jeunesse congolaise, la fermeté dans la gouvernance ne peut être un simple slogan. Elle doit se traduire par des actes, des contrôles et des résultats.
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‎C’est dans cette perspective que peut se lire la controverse entourant l’action de Marie-Thérèse Sombo. Sa rigueur est-elle devenue un motif de contestation ? Son exigence de transparence dérange-t-elle certains intérêts ? Les réformes qu’elle porte se heurtent-elles à des habitudes difficiles à abandonner ? Ces interrogations méritent un débat sérieux, fondé sur des faits, plutôt que des procès d’intention.
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‎Car réformer, ce n’est pas chercher à plaire ; c’est accepter de prendre des décisions qui ne font pas toujours l’unanimité. Mais la fermeté ne suffit pas à garantir le succès d’une réforme. Celle-ci doit également reposer sur des règles claires, une communication transparente, une application équitable des décisions et une évaluation objective des résultats.
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‎Le véritable enjeu dépasse la personne de Marie-Thérèse Sombo : il concerne l’avenir de l’enseignement supérieur congolais. Les établissements doivent-ils continuer à fonctionner selon des pratiques contestées ou s’engager résolument dans une dynamique d’exigence, de transparence et de qualité ? La réponse ne peut être dictée ni par les intérêts particuliers ni par les rivalités personnelles. Elle doit être guidée par l’intérêt général.
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‎Si la Ministre paie aujourd’hui le prix politique de sa rigueur, de son intégrité et des réformes qu’elle entend conduire, cette hypothèse doit être examinée à la lumière de faits précis. Mais une chose demeure : aucune réforme structurelle ne peut réussir sans courage politique, sans adhésion des acteurs concernés et sans mécanismes crédibles de contrôle.
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‎Au bout du compte, Marie-Thérèse Sombo ne sera ni consacrée par ses seuls partisans ni condamnée par ses seuls détracteurs. Elle sera jugée sur les résultats de son action. La qualité des formations, la régularité de la gouvernance, la crédibilité des diplômes et les perspectives offertes aux étudiants constitueront les véritables critères de son bilan.
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‎Car, dans l’enseignement supérieur, la réforme ne doit pas être un combat pour une personne. Elle doit être un engagement pour une institution. Et si la rigueur dérange parfois, elle ne trouve sa pleine légitimité que lorsqu’elle sert, sans discrimination, l’intérêt général.
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‎L’histoire ne retient pas seulement ceux qui ont voulu réformer. Elle retient surtout ce que leurs réformes ont réellement changé.
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‎Quand la rigueur dérange, les résistances s’organisent. Marie-Thérèse Sombo paie-t-elle le prix des réformes ? Car le vrai scandale n’est pas de déranger le système, mais de renoncer à le changer.
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‎La Rédaction
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