Genre et climat : la Rectrice de l’Université mariste du Congo au cœur d’un plan d’action stratégique pour la Tshopo
Du 9 au 11 février 2026, la ville de Kisangani a été au coeur d’une formation stratégique sur l’intégration du genre dans les politiques et actions liées au changement climatique, organisée par SOFEPADI en partenariat avec IMPACT, dans le cadre du projet « Favoriser la résilience en République démocratique du Congo : Adaptation aux changements climatiques et protection des forêts dans les communautés minières qui alimentent la transition vers un avenir sobre en carbone ». Cette initiative s’inscrit dans une dynamique nationale visant à renforcer la résilience des populations face aux effets conjugués des changements climatiques, de la dégradation des écosystèmes et des tensions liées à l’exploitation des ressources naturelles.
Pour assurer la facilitation scientifique de ces assises, les organisateurs ont fait appel à la Professeure Bibiche Liliane Salumu Laumu Omeyaka, Rectrice de l’Université mariste du Congo, dont l’expertise en sciences sociales et en gouvernance a donné une profondeur académique remarquable aux travaux. En intervenant sur le thème « Le genre et les liens entre le genre et le changement climatique », la Rectrice a su articuler rigueur théorique et ancrage contextuel, en mettant en évidence la vulnérabilité différenciée des femmes face aux impacts climatiques en RDC, notamment dans la provinces de la Tshopo.

Dans un contexte marqué par la déforestation et la dégradation forestière, la formation a rappelé que les femmes, en particulier dans les milieux ruraux et au sein des communautés autochtones, subissent de manière disproportionnée les effets des dérèglements climatiques : pénurie d’eau, perte des moyens de subsistance, augmentation de la charge domestique, violences basées sur le genre et marginalisation dans les instances décisionnelles. La Rectrice de l’Université mariste du Congo a insisté sur la nécessité d’intégrer systématiquement l’approche genre dans la planification climatique, la gestion des risques et la budgétisation publique, afin d’assurer une gouvernance inclusive et durable des ressources naturelles.
La méthodologie adoptée, fondée sur des exposés interactifs, des études de cas et des travaux en groupes, a permis aux participants d’analyser les inégalités d’accès aux ressources, de cartographier les rôles de genre et d’identifier des leviers d’action adaptés aux réalités locales. Les modules ont porté sur les concepts fondamentaux du genre, les causes et impacts du changement climatique en RDC, l’analyse sensible au genre et l’intégration du genre dans les politiques publiques locales et provinciales. Sous la facilitation experte de la Professeure Salumu, les échanges ont débouché sur des recommandations concrètes et des engagements institutionnels.
La formation a connu la participation active des administrateurs des territoires de Banalia et de Bafwasende, des représentants de l’Inspection provinciale de l’environnement, des chefs de chefferies, ainsi que des organisations de la société civile, des organisations féminines et du GTCR. Cette diversité d’acteurs institutionnels et communautaires a renforcé la portée stratégique de l’activité, en favorisant une appropriation collective des enjeux et des solutions proposées.

Moment décisif de ces assises, le dernier jour a été consacré à l’élaboration d’un Plan d’action Genre couvrant la ville de Kisangani, le territoire de Banalia (chefferie Baboa de Kole) et le territoire de Bafwasende (chefferie de Bakundumu). Élaboré avec le concours des organisations de la société civile, des organisations féminines et du GTCR, ce plan constitue une véritable feuille de route opérationnelle visant à intégrer la dimension genre dans les actions climatiques locales. Il prévoit des priorités claires, des engagements institutionnels et des mécanismes de suivi pour garantir une mise en œuvre effective et durable.
Au-delà de son impact technique, cette activité représente une vitrine stratégique pour l’Université mariste du Congo. L’intervention de la Professeure Bibiche Liliane Salumu a démontré que l’expertise universitaire peut influencer concrètement les politiques publiques et contribuer à structurer des réponses adaptées aux défis contemporains.
En accompagnant l’élaboration d’un plan d’action territorialisé et inclusif, la Rectrice Salumu a non seulement renforcé les capacités des autorités locales et provinciales, mais également consolidé le rayonnement de l’Université mariste du Congo comme pôle d’excellence engagé dans le développement durable. Cette formation illustre ainsi la capacité de l’institution à dépasser le cadre académique traditionnel pour devenir un partenaire stratégique dans la construction d’une gouvernance climatique équitable et résiliente en République démocratique du Congo.
La Rédaction
La Rédaction. Contact : +243 850 710 634 & +243 826 769 494 & +243 817 180 576 Adresse physique du bureau : Makiso, Kisangani, TSHOPO, RD. Congo.




Laisser un commentaire