Justice : six mois après son arrestation, l’ONG Ukumbusho fustige la lenteur judiciaire dans le dossier de l’ancien DG a.i du Frivao, Chançard Bolukola
L’Organisation non gouvernementale UKUMBUSHO, engagée dans la promotion de l’État de droit, de la justice, des droits humains et du devoir de mémoire en République démocratique du Congo, exprime sa vive préoccupation face à la gestion judiciaire du dossier de Monsieur Chançard Bolukola Osony, ancien coordonnateur intérimaire du Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda (FRIVAO).
Dans un communiqué de presse consulté mardi par lumierenews.cd, l’ONG rappelle que Chançard Bolukola, nommé par arrêté du Ministre de la Justice et Garde des Sceaux en date du 12 août 2024, est privé de liberté depuis le 25 juillet 2025 pour des faits présumés de malversation liés à la gestion des fonds destinés à l’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda dans l’Est de la RDC, entre 1998 et 2003.
Ukumbusho souligne que l’intéressé a été entendu à plusieurs reprises par différentes institutions de contrôle et de poursuite de l’État, notamment l’Inspection générale des finances (IGF), le Parquet général près la Cour de cassation, le Parquet général près la Cour d’appel de la Gombe, la Cellule nationale des renseignements financiers (CENAREF) ainsi que le Conseil national de cyberdéfense. Malgré ces multiples auditions, aucune avancée judiciaire substantielle n’est perceptible à ce jour.
Plus de six mois après son arrestation, le dossier n’a toujours pas été examiné au fond par la juridiction compétente. Cette situation serait, selon l’ONG, consécutive à des renvois successifs difficilement justifiables, entretenant un flou judiciaire préjudiciable aussi bien à la manifestation de la vérité qu’au respect des droits de la défense.
Pour Ukumbusho, cette situation constitue une atteinte grave aux principes de célérité, de délai raisonnable et de procès équitable, tels que garantis par la Constitution de la République démocratique du Congo et par les instruments juridiques internationaux relatifs aux droits humains, auxquels l’État congolais est partie.
L’ONG rappelle par ailleurs que si la lutte contre les infractions économiques demeure indispensable, celle-ci ne saurait s’exercer au mépris des garanties fondamentales reconnues à toute personne poursuivie. Le respect de la présomption d’innocence et des droits procéduraux reste, insiste-t-elle, une exigence non négociable dans un véritable État de droit.
Face à cette situation jugée préoccupante, l’ONG UKUMBUSHO :
dénonce avec fermeté les irrégularités relevées tant au stade pré-juridictionnel que juridictionnel ;
appelle les autorités judiciaires compétentes à instruire ce dossier avec diligence, indépendance et dans un délai raisonnable, conformément aux normes juridiques nationales et internationales.
Rédaction
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