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RDC – Mines : la reconquête de la souveraineté du secteur minier congolais au cœur d’une conférence-débat du DG Popol Mabolia Yenga à Kisangani

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La reconquête de la souveraineté minière de la République démocratique du Congo repose sur un impératif majeur : permettre aux Congolais de contrôler l’ensemble de la chaîne des valeurs, de la recherche à la commercialisation des substances minérales. C’est le message central lancé lundi à Kisangani par Popol Mabolia Yenga, directeur général du Cadastre minier, lors d’une conférence-débat organisée en partenariat avec l’Université de Kisangani.

Devant un public composé d’étudiants, d’enseignants, de chercheurs et d’opérateurs miniers, le responsable du Cadastre minier a insisté sur la nécessité pour les nationaux d’être présents à tous les maillons de l’industrie extractive.

« La reconquête de la souveraineté du secteur minier renvoie à la capacité des sociétés à capitaux congolais de contrôler toute la chaîne des valeurs des substances minérales ; pas seulement la sous-traitance, mais aussi la recherche, l’exploitation, la transformation, le transport et la commercialisation », a-t-il déclaré.

Cette initiative s’inscrivait dans une démarche d’éveil de la conscience patriotique au sein du milieu universitaire, considéré comme un vivier stratégique pour l’avenir du pays.

Le directeur général du Cadastre minier a dressé un constat préoccupant : la majorité des titres miniers échappent encore aux nationaux.
Selon lui, près de 60 % des titres miniers en RDC sont détenus par des investisseurs chinois, une situation qui, à ses yeux, appelle à une mobilisation nationale pour renforcer la participation congolaise dans ce secteur clé.

« Il est temps de promouvoir des initiatives collectives capables de positionner les Congolais comme des acteurs majeurs et non de simples spectateurs », a-t-il fait comprendre en substance.

Malgré ces défis, la RDC conserve un statut de puissance minière mondiale. Le pays occupe :
le premier rang mondial pour la production et les réserves de cobalt ;
le deuxième rang pour le cuivre ;
et se classe 24e producteur mondial d’or, avec la 46e réserve mondiale.
Ces richesses constituent, selon lui, un levier stratégique pour le développement économique et la consolidation de la souveraineté nationale.

Des réformes structurelles pour bâtir une souveraineté réelle
Pour inverser la tendance, plusieurs pistes ont été avancées, notamment :
✔️la création de sociétés minières provinciales ;
✔️l’émergence d’entreprises minières à capitaux 100 % congolais ;
✔️le renforcement de la recherche géologique ;
✔️la mise en place de centres de négoce ;
✔️et la construction d’usines locales de traitement et de transformation des minerais.

Le projet des Mines de fer de la Grande Orientale (MIFOR) a été présenté comme un exemple concret, avec un potentiel estimé à 679 milliards USD sur 25 ans, susceptible de transformer durablement l’économie du nord-est du pays.

S’agissant spécifiquement de la province de la Tshopo, Popol Mabolia Yenga a encouragé les autorités à créer une société minière provinciale et une structure indépendante chargée de gérer efficacement les parts de l’État, afin de maximiser les retombées économiques au profit de la population locale.

Il a également présenté la vision du Cadastre minier pour la période 2025-2030, axée sur la modernisation, notamment :
✔️la digitalisation complète des données ;
✔️l’utilisation des drones pour le bornage des périmètres ;
✔️le recours à l’intelligence artificielle ;
✔️l’amélioration de la cartographie minière ;
✔️et le renforcement des capacités du personnel.

Les échanges ont permis aux invités de marque, étudiants, professeurs, chercheurs d’exprimer leurs préoccupations, notamment sur la faible transformation locale des minerais et la marginalisation des Congolais dans l’exploitation minière.

Les réponses apportées ont contribué à éclairer l’assistance et à renforcer la collaboration entre le Cadastre minier et le monde académique, dans une dynamique visant à faire du secteur minier un véritable moteur de souveraineté et de développement.

Rédaction

La Rédaction. Contact : +243 850 710 634 & +243 826 769 494 & +243 817 180 576 Adresse physique du bureau : Makiso, Kisangani, TSHOPO, RD. Congo.

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