Tshopo : de retour, Mateus Kanga recadre le débat : « Il n’y a jamais eu de guerre », balaie la thèse d’un accord de paix et affirme qu’« aucune prérogative n’a été retirée à l’Ass.Prov.»
De retour de Kinshasa, le président de l’Assemblée provinciale de la Tshopo, Mateus Kanga Londimo, a livré ce mardi une mise au point sans détour, balayant d’un revers de la main les récits faisant état d’un prétendu « accord de paix » entre les institutions provinciales.
D’un ton ferme, le speaker de l’organe délibérant a déclaré à la presse, à sa descente d’avion :
« Il n’a jamais été question d’un accord de paix, car il n’y a jamais eu de guerre », tranche-t-il, visiblement agacé par ce qu’il considère comme une construction politico-médiatique destinée à dramatiser des divergences pourtant classiques dans un système démocratique.
Pour le président de l’organe délibérant, évoquer une « crise » ou une « paix retrouvée » relève d’une exagération calculée.
« Les désaccords institutionnels font partie de la vitalité démocratique », insiste-t-il, refusant de céder à ce qu’il qualifie, en coulisses, de tentative de « mise sous tutelle narrative » de l’Assemblée provinciale.
Au cœur de la controverse figure l’acte d’engagement signé entre l’exécutif provincial, l’Assemblée et certaines figures de la notabilité. Présenté par certains comme un compromis visant à apaiser les tensions, ce document alimente depuis plusieurs jours soupçons et spéculations.
Mais pour Mateus Kanga, il n’y a aucune ambiguïté :
« Aucune des prérogatives de l’Assemblée provinciale n’a été retirée. Nous continuerons à exercer pleinement nos missions de contrôle, de législation et de représentation, dans le strict respect des textes. »
Un message qui sonne comme une mise en garde à ceux qui évoquent une Assemblée affaiblie ou alignée sur l’exécutif. En filigrane, le patron de l’organe délibérant rejette toute idée de recul institutionnel.
Au-delà des mots, cette sortie traduit une lutte plus profonde autour du contrôle du récit politique dans la province. En dénonçant la propagation de « fausses informations », Mateus Kanga cible implicitement certains acteurs accusés d’entretenir un climat de suspicion.
« Il faut éviter de tromper la population avec des interprétations erronées », martèle-t-il, appelant à l’unité tout en réaffirmant l’indépendance de son institution.
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