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Tshopo : la réhabilitation du Gouverneur Lendongolia, entre légalité institutionnelle et test de la légitimité populaire (Tribune de Zacharie Kingombe)

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La Cour constitutionnelle a récemment réhabilité le Gouverneur de la province de la Tshopo, Paulin Lendongolia, annulant ainsi la décision de déchéance prise par l’Assemblée provinciale dans un contexte de fortes tensions politiques et sociales.

Selon le doctorat et politologue Zacharie Kingombe, sur le plan strictement juridique, cette décision s’impose à toutes les institutions et restaure le Gouverneur dans la plénitude de ses fonctions. Toutefois, la légalité constitutionnelle ne saurait, à elle seule, effacer les interrogations persistantes sur la gouvernance provinciale ni garantir une adhésion populaire automatique.

Après plus d’une année à la tête de la Tshopo, a-t-il rappelé, le bilan de l’action gouvernementale demeure, aux yeux de nombreux observateurs, peu perceptible. Les attentes de la population en matière d’infrastructures routières, de services sociaux de base notamment l’éducation et la santé ainsi que l’amélioration des conditions de travail des agents publics provinciaux restent largement insatisfaites.

Plusieurs projets annoncés comme prioritaires n’ont pas encore connu d’aboutissement visible. Il s’agit notamment de la réhabilitation de certains axes routiers stratégiques reliant Kisangani aux territoires, des initiatives dans le secteur énergétique, ainsi que des ambitions affichées en matière de transport aérien provincial. Cette situation alimente le sentiment d’un décalage entre les promesses publiques et les résultats concrets sur le terrain.

Par ailleurs, il fait remarquer que la gouvernance provinciale a été marquée par un climat politique tendu, caractérisé par une relation difficile avec une partie de la société civile et de l’opinion publique. Cette crispation a contribué à fragiliser la confiance entre les autorités provinciales et les citoyens, rendant plus complexe l’exercice du pouvoir, même après la réhabilitation institutionnelle.

« Il convient de prendre acte, avec responsabilité, de la décision de la Cour constitutionnelle, qui s’inscrit dans le respect de l’ordre juridique. Néanmoins, cette décision ne saurait dispenser l’exécutif provincial d’un impératif fondamental : celui de répondre, par des actes concrets, aux attentes légitimes des Tshopolaises et des Tshopolais.», a-t-il insisté.

Dans ce contexte, le rôle de l’Assemblée provinciale demeure essentiel. Les élus ont la responsabilité de poursuivre, dans le cadre des prochaines sessions, leur mission constitutionnelle de contrôle de l’action gouvernementale, en restant à l’écoute des aspirations populaires et dans le respect des institutions.
La stabilité politique durable de la Tshopo ne dépendra pas uniquement des décisions judiciaires, mais surtout de la capacité des dirigeants provinciaux à produire des résultats tangibles, à restaurer la confiance citoyenne et à inscrire leur action dans une gouvernance inclusive et efficace.

Abed-négo Zacharie Kingombe
Doctorant et politologue

La Rédaction. Contact : +243 850 710 634 & +243 826 769 494 & +243 817 180 576 Adresse physique du bureau : Makiso, Kisangani, TSHOPO, RD. Congo.

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