Tshopo : les activistes engagés sonnent l’alerte et appellent à une vigilance maximale face à la menace sécuritaire
Face à la dégradation alarmante de la situation sécuritaire dans la province de la Tshopo, le Collectif des Activistes Engagés tire la sonnette d’alarme et appelle à une mobilisation générale afin de barrer la route à toute tentative de déstabilisation.
Dans une déclaration faite à la presse lundi à Kisangani, ce collectif de mouvements citoyens rappelle que, depuis le début de la rébellion de l’AFC/M23, soutenue par le Rwanda, la province de la Tshopo vit sous la menace permanente d’une insécurité rampante, aux conséquences potentiellement dramatiques.
« La tentative d’attaque par drones kamikazes, survenue dans la nuit du 31 janvier 2026 et déjouée à l’aéroport international de Bangoka grâce à la vigilance des FARDC, a plongé la population de Kisangani dans une profonde psychose.
Cet acte criminel grave ne saurait être banalisé. Il constitue un signal d’alerte majeur, révélateur de la capacité de nuisance de l’ennemi et de la vulnérabilité persistante de nos infrastructures stratégiques. La Tshopo, déjà meurtrie par les guerres de 3, 1 et 6 jours, refuse catégoriquement de revivre les tragédies du passé », ont-ils déclaré avec fermeté.
Toutefois, ces activistes engagés de la Tshopo disent refuser le silence, la banalisation et l’indifférence. Cette guerre imposée par les ennemis de la paix est inacceptable pour une province qui a tant souffert. « La sécurité de nos populations n’est pas négociable », ont-ils insisté.
Ils recommandent :
✔️ Aux autorités nationales
Renforcer sans délai la capacité opérationnelle des FARDC, en les dotant de moyens humains, logistiques et technologiques adéquats pour une riposte rapide et efficace.
✔️ Aux autorités provinciales et locales:
Renforcer la sécurisation des infrastructures stratégiques, notamment les aéroports, ports et axes sensibles ;
Intensifier le contrôle des mouvements de la population afin de prévenir toute infiltration ennemie ;
Mettre en place des patrouilles mixtes FARDC–PNC, de jour comme de nuit ;
Instituer un système d’alerte communautaire pour signaler tout comportement suspect ;
Assurer une communication régulière, claire et en temps réel sur l’évolution de la situation sécuritaire afin de lutter contre la désinformation.
✔️ À la population de la Tshopo, en général, et de Kisangani, en particulier:
Faire preuve d’une vigilance permanente, sans céder à la panique ;
S’informer exclusivement à travers les canaux officiels ;
Dénoncer tout mouvement suspect auprès des services compétents ;
Refuser toute forme de manipulation ou de rumeur.
« Chers Tshopolaises et Tshopolais, la sécurité de notre province est une responsabilité collective. Chacun, à son niveau, doit contribuer à la préservation de la paix, de la dignité et de l’avenir de notre communauté.
La Tshopo veut vivre en paix.
Kisangani ne veut plus pleurer. »
Rédaction
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