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Tshopo – violations des droits humains : autorités et DDH analysent les causes profondes lors d’un espace d’échange

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Tshopo – violations des droits humains : autorités et DDH analysent les causes profondes lors d’un espace d’échange

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Face à la persistance des violations des droits humains et à une méfiance grandissante entre autorités et acteurs de la société civile, le Réseau de protection des défenseurs des droits humains (RDDH/Tshopo) a organisé un espace d’échanges réunissant autorités politico-administratives, policières et militaires, défenseurs des droits humains (DDH), journalistes et organisations de la société civile.
Cette rencontre avait pour objectif d’analyser les causes profondes des violations des droits humains et d’identifier des solutions durables, en vue de restaurer la confiance entre les différentes parties prenantes dans la province de la Tshopo.

Le Coordonnateur du RDDH/Tshopo, Maître Higues Dubakanga a salué la tenue d’un échange « à cœur ouvert », marqué par la franchise et la reconnaissance mutuelle des responsabilités.

« Il existe un manque de confiance et des frustrations de part et d’autre. Il était nécessaire de se mettre autour d’une même table pour échanger avec sincérité et proposer des solutions », a-t-il déclaré.

Au cours des discussions, les autorités ont reproché à certains défenseurs des droits humains de dépasser leurs prérogatives, notamment en s’érigeant parfois en officiers de police judiciaire ou en relayant des informations non vérifiées, des pratiques susceptibles d’alimenter tensions et altercations.

En réponse, les DDH ont dénoncé des violations manifestes, notamment les arrestations arbitraires, l’intolérance face aux opinions critiques et la répression disproportionnée de manifestations pourtant pacifiques.

Malgré la sensibilité des échanges, les deux camps ont convenu de plusieurs pistes de solution. Parmi les décisions phares figure la mise en place d’un cadre permanent de communication, notamment à travers un groupe WhatsApp, afin de faciliter les échanges rapides et prévenir les malentendus.

« Nous sommes dans un État de droit. Le dialogue doit primer sur la confrontation », a insisté Maître Dubakanga.

Le coordonnateur du RDDH/Tshopo a également plaidé pour le renforcement des capacités, tant des défenseurs des droits humains que des autorités politico-administratives, policières et judiciaires, afin de favoriser une meilleure maîtrise des textes légaux encadrant leurs rôles respectifs.

Organisé dans le cadre du projet PPDDH (Protection et Promotion des Droits des Défenseurs des Droits Humains), financé par l’Union européenne, ce cinquième dialogue se veut préventif et avant-gardiste, avec pour ambition de réduire les risques auxquels les DDH sont exposés dans l’exercice de leurs activités.

Les participants ont longuement évoqué la loi n°023/2023 relative à la protection des défenseurs des droits humains, une législation encore largement méconnue, y compris par certains acteurs judiciaires.

« Cette loi protège les DDH, mais elle définit aussi leurs devoirs ainsi que les obligations de l’État. Sa mauvaise interprétation a déjà conduit à l’arrestation et à la condamnation d’un défenseur pour ses opinions », a rappelé Maître Dubakanga.

De son côté, Dr Vicar Batundi Hangi, coordonnateur national du FDAPID, a insisté sur la nécessité de considérer les défenseurs des droits humains comme des partenaires à part entière de la gouvernance.

« Il ne peut pas y avoir d’État de droit sans la participation active de la société civile. Les défenseurs des droits humains sont des sentinelles, des éducateurs et des lanceurs d’alerte », a-t-il souligné.

Il a également déploré la non-opérationnalisation des entités provinciales de liaison des droits humains, mises en place par arrêté ministériel depuis 2013, qui auraient pourtant permis des rencontres régulières et structurées entre autorités et société civile.

Dr Batundi a enfin exhorté les autorités provinciales à cultiver l’écoute et l’ouverture :

« Une autorité est le parent de tous. Elle doit savoir écouter, s’entourer de bons conseillers et éviter de considérer toute critique comme une attaque personnelle. Les conflits ne profitent jamais à la population. »

Cet espace d’échanges, qui a mobilisé acteurs étatiques, défenseurs des droits humains, société civile et journalistes, constitue un pas important vers l’apaisement du climat sociopolitique dans la Tshopo. Reste désormais à traduire les engagements pris en actions concrètes, afin que le dialogue l’emporte durablement sur la méfiance.

Rédaction

La Rédaction. Contact : +243 850 710 634 & +243 826 769 494 & +243 817 180 576 Adresse physique du bureau : Makiso, Kisangani, TSHOPO, RD. Congo.

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