Enseignement : entre retards et revendications, les enseignants de la Tshopo 2 désavouent la Caritas et réclament le transfert de leur paie vers TIEDI
La tension monte dans le secteur éducatif de la province éducationnelle Tshopo 2, plus précisément dans le territoire d’Isangi.
Réunis en assemblée générale dimanche 11 Janvier 2026, à Isangi-centre, les enseignants à travers leur Synergie des syndicats ont officiellement retiré leur confiance à la Caritas, opérateur actuel de la paie, qu’ils accusent d’irrégularités répétées dans le paiement de leurs salaires. Ils exigent désormais le règlement immédiat de deux mois d’arriérés octobre et décembre 2025 qui jusqu’à ce jour reste non perçu, ainsi que le transfert de leur enveloppe salariale vers la microfinance TIEDI.
Dans une déclaration de la Synergie des syndicats des enseignants lue par le représentant de l’intersyndicale Freddy Kirongozi Bondekwe et parvenue à la rédaction de Lumierenews.cd, les retards de paiement atteignent régulièrement 50 à 60 jours, alors que les enseignants d’autres provinces éducationnelles perçoivent leurs salaires dans des délais normaux. Une situation vécue comme une discrimination, qui plonge de nombreux ménages d’enseignants dans une précarité persistante.
« Le salaire du mois d’octobre 2025 n’a toujours pas été payé, alors qu’il l’a été ailleurs », dénonce Freddy Kirongozi Bondekwe, représentant de l’intersyndicale à Isangi. À ces retards s’ajoutent des accusations graves : détournement présumé de salaires, remise de billets mutilés et non consommables, et silence prolongé de l’opérateur de paie face aux préoccupations des enseignants.
Pour la Synergie des syndicats, la Caritas et ses partenaires financiers ne répondent plus aux exigences minimales d’un service fiable. Ils estiment que ces dysfonctionnements affectent directement le fonctionnement normal des écoles, compromettant la qualité de l’enseignement et la stabilité du calendrier scolaire.
Les enseignants rappellent que le salaire n’est pas une faveur, mais un droit fondamental garanti par la loi et la Constitution. Le non-paiement régulier constitue, selon eux, une atteinte grave à la dignité du personnel enseignant et à l’avenir du système éducatif local.
Face à ce qu’ils qualifient d’« impasse », les enseignants de la Tshopo 2 demandent la délocalisation immédiate de leur enveloppe salariale, actuellement gérée par l’IFOD via la Caritas Isangi, vers la microfinance TIEDI. Cette structure est perçue comme plus à même de garantir la transparence, la traçabilité et la régularité des paiements.
Déterminés à faire entendre leur voix, les enseignants annoncent une escalade des actions syndicales : marches pacifiques, sit-in et grève générale si aucune solution rapide n’est trouvée.
Aux dernières nouvelles, Freddy Kirongozi Bondekwe indique qu’une marche a été organisée à Isangi, entraînant la paralysie des activités scolaires dans les différentes écoles de la cité d’Isangi.
Tous nos efforts pour joindre les responsables de la Caritas afin d’obtenir leur version des faits par rapport aux revendications des enseignants de la Tshopo 2 sont restés vains.
Rédaction
La Rédaction. Contact : +243 850 710 634 & +243 826 769 494 & +243 817 180 576 Adresse physique du bureau : Makiso, Kisangani, TSHOPO, RD. Congo.




Laisser un commentaire