Kisangani au bord de l’asphyxie économique : Freddy Yuma appelle le gouvernement à une riposte urgente pour soulager les ménages
La crise du coût de la vie prend une tournure préoccupante à Kisangani. Dans plusieurs marchés de la ville, le prix du riz, aliment de base pour des milliers de familles, a atteint des niveaux jamais observés, aggravant davantage les difficultés économiques des ménages déjà fragilisés.
Selon les constats rapportés sur le terrain, un sac de riz se négocie désormais entre 800 000 et 1 million de francs congolais, tandis qu’un simple gobelet est vendu entre 25 000 et 36 000 francs congolais. Une flambée spectaculaire qui place ce produit essentiel hors de portée d’une grande partie de la population.
Face à cette situation, le député provincial Freddy Yuma a tiré la sonnette d’alarme lors de la séance plénière de l’Assemblée provinciale de la Tshopo tenue le 10 juin 2026. L’élu de Kisangani a exhorté le gouvernement central à agir sans délai afin d’éviter une aggravation de la crise sociale dans la province.
Pour le député, l’urgence de la situation exige une mobilisation nationale comparable à celle déployée récemment à Lubumbashi lors de la pénurie de farine de maïs. À cette occasion, plusieurs membres du gouvernement avaient été mis à contribution pour trouver rapidement des solutions d’approvisionnement.
« Le moment n’est plus aux discours ni aux études interminables. La population souffre et attend des réponses concrètes », a-t-il martelé, appelant les autorités à prendre des mesures immédiates pour stabiliser les prix et garantir l’accès aux denrées de première nécessité.
Au-delà du riz, Freddy Yuma s’est également inquiété de la hausse continue des prix de la farine de manioc et de maïs, deux autres produits essentiels dans l’alimentation quotidienne des ménages. Une situation qui réduit considérablement le pouvoir d’achat des travailleurs et des familles à revenus modestes.
Pour l’élu provincial, la Tshopo fait face à une véritable alerte alimentaire. Si rien n’est entrepris rapidement, prévient-il, la précarité risque de s’accentuer davantage, avec des conséquences sociales potentiellement lourdes pour des milliers de foyers.
Par cette intervention, Freddy Yuma se positionne comme le relais des préoccupations de la population de Kisangani, tout en appelant Kinshasa à prendre la pleine mesure d’une crise qui dépasse désormais le simple cadre économique pour devenir un enjeu social majeur.
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