RDC : depuis Makala, Chançard Bolukola signe une lettre ouverte et démonte, pièce par pièce, l’édifice de désinformation érigé par ceux qui tentent d’étouffer la vérité sur son bilan à la tête du FRIVAO
Détenu depuis plusieurs mois à la prison centrale de Makala, l’ancien directeur général a.i. du FRIVAO, Chançard Bolukola, sort de son silence à travers une lettre ouverte parvenue ce mardi à lumierenews.cd. Dans ce document, il rejette fermement les accusations portées contre lui et dénonce ce qu’il qualifie de campagne de désinformation visant à discréditer son action à la tête de l’établissement.
Dans un ton à la fois défensif et combatif, il estime que son bilan est aujourd’hui « déformé » par certains récits médiatiques.
Selon lui, la gestion du Fonds d’indemnisation des victimes de la guerre des Six Jours à Kisangani est injustement présentée sous un jour négatif, sans prise en compte des contraintes structurelles auxquelles il affirme avoir été confronté.
Face aux critiques relatives à d’éventuelles irrégularités, Chançard Bolukola met en avant un environnement de travail particulièrement difficile, marqué notamment par :
La fragmentation des données : l’existence de plusieurs bases de données héritées de systèmes antérieurs, entraînant des incohérences difficiles à maîtriser ;
Les contraintes institutionnelles et opérationnelles : une forte pression administrative et sociale, combinée à des moyens techniques limités.
Il soutient que ces difficultés relèvent davantage de problèmes structurels que de fautes intentionnelles, parlant plutôt de « dysfonctionnements hérités du système ».
Refusant toute lecture partiale de sa gestion, l’ancien responsable du FRIVAO appelle à la mise en place d’un audit indépendant et rigoureux. Selon lui, une telle démarche permettrait de :
✔️ faire la lumière sur les accusations en cours ;
✔️ distinguer les erreurs systémiques des fautes personnelles ;
✔️ rétablir les faits sur base d’éléments vérifiables.
Dans sa lettre, Chançard Bolukola dénonce également ce qu’il considère comme un « lynchage médiatique », estimant que certaines prises de position se substituent au travail de la justice. Il en appelle au respect strict des principes juridiques fondamentaux, notamment la présomption d’innocence.
Il interpelle par ailleurs les autorités judiciaires, dont le ministre de la Justice Guillaume Ngefa, afin de garantir une procédure équitable, exempte de toute pression politique ou médiatique.
Enfin, il rappelle que derrière les controverses administratives et politiques se trouvent des victimes de la guerre des Six Jours à Kisangani, qui attendent toujours réparation. Il insiste sur la nécessité de préserver l’objectif initial du FRIVAO : la justice et l’indemnisation des victimes, au-delà des querelles de personnes.
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