RDC : le journaliste Pompon Beyokobana dit oui à une nouvelle Constitution et propose cinq réformes majeures
Vingt ans après l’adoption de la Constitution issue du référendum de 2006, le débat sur l’efficacité du système institutionnel congolais refait surface avec intensité en République démocratique du Congo.
Dans une note transmise à notre rédaction, le Journaliste et analyste politique Pompon Beyokobana, journaliste d’investigation, analyste politique et consultant en communication politique et sociale, estime que « la RDC a besoin d’une réforme profonde de son système de gouvernance ».
Selon lui, la Constitution actuelle « a montré ses limites face aux réalités politiques, sécuritaires et administratives du pays ». Il évoque notamment l’instabilité récurrente dans plusieurs provinces, les conflits institutionnels à répétition ainsi que la lourdeur des mécanismes politiques, qu’il considère comme des freins au développement national.
Face à ce constat, Pompon Beyokobana avance cinq réformes majeures qu’il présente comme les bases d’un « nouvel État congolais plus stable, plus cohérent et plus efficace ».Gouverneurs nommés : vers la fin des élections provinciales ?
Pour l’analyste politique et Journaliste, le système actuel d’élection des gouverneurs par les députés provinciaux a montré ses limites.Il estime que ce mode de désignation favorise les alliances politiques de circonstance, les crises institutionnelles permanentes et l’instabilité dans plusieurs provinces du pays.
Il propose ainsi que les gouverneurs soient désormais nommés directement par le Président de la République afin de garantir une meilleure cohérence entre la vision nationale et l’action provinciale.« Le gouverneur doit incarner et appliquer la politique du Chef de l’État dans sa province, sans être constamment paralysé par des calculs politiques locaux », soutient-il.
Dans cette logique, les mécanismes de contrôle seraient assurés par des institutions techniques telles que l’Inspection générale des finances (IGF) et la Cour des comptes.
Dans la continuité de cette réforme, le Journaliste Pompon Beyokobana propose également la suppression des Assemblées provinciales.À ses yeux, ces institutions « n’ont pas réussi à impulser le développement local » et se sont progressivement transformées en espaces de tensions politiques, de motions répétitives et de blocages administratifs.
Selon lui, leur suppression permettrait aux gouverneurs de travailler dans un climat plus stable et de se concentrer davantage sur l’exécution des projets de développement.
Pour Pompon Beyokobana, la Chambre haute reproduit plusieurs missions déjà exercées par l’Assemblée nationale, ce qui entraînerait des lenteurs administratives et des dépenses supplémentaires pour l’État.
Dans son schéma institutionnel, l’Assemblée nationale deviendrait l’unique chambre législative, concentrant à la fois le contrôle du gouvernement, la production des lois et la représentation populaire.Il estime qu’une telle réforme permettrait « d’alléger les institutions et de rendre l’action publique plus rapide et plus lisible ».
Concernant la magistrature suprême, l’analyste politique propose de maintenir le mandat présidentiel de cinq ans, tout en supprimant la limitation du nombre de mandats.Pour lui, la souveraineté populaire doit rester le seul critère déterminant.
« Se présenter à une élection ne signifie pas automatiquement gagner. Le dernier mot doit revenir au peuple », affirme-t-il.
Selon le Journaliste Pompon Beyokobana, empêcher un dirigeant de se représenter malgré une éventuelle adhésion populaire reviendrait à restreindre le choix démocratique des citoyens.Enfin, il plaide pour une réforme du régime de nationalité afin d’adapter la RDC aux réalités économiques et migratoires modernes.Il propose notamment l’autorisation de la double nationalité ainsi qu’un accès à la nationalité congolaise sous certaines conditions strictes : résidence permanente de cinq ans, bonne moralité, absence d’implication dans des mouvements rebelles et exercice d’une activité clairement identifiée.
Selon lui, cette réforme pourrait favoriser l’implication de la diaspora congolaise, attirer davantage d’investissements et renforcer l’ouverture internationale du pays.À travers ces propositions, Pompon Beyokobana défend la vision d’un État plus centralisé, plus stable et davantage orienté vers l’efficacité institutionnelle.
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