L’Assemblée provinciale de la Tshopo pourrait bientôt se pencher sur les allégations d’exploitation forestière illégale dans le territoire de Basoko. Le président de cette institution, Dr Mateus Kanga Londimo, a reçu, ce lundi 20 juillet 2026, une délégation de l’Union de Développement de Basoko (UDEBA), venue dénoncer la poursuite des activités d’une société forestière chinoise qu’elle estime contraires à la législation en vigueur.
Conduite par son président du conseil d’administration, le professeur Antoine Modia Owadjo, la délégation a exposé ses préoccupations concernant les activités de la Forestière pour le développement du Congo (FODECO) dans la chefferie de Yaliwasa. Selon l’UDEBA, cette entreprise continue d’exploiter les ressources forestières alors que son contrat de concession aurait été résilié depuis 2016.
Les responsables de cette organisation affirment également que les opérations d’exploitation se sont étendues à plusieurs groupements qui ne figuraient pas dans le périmètre initial de la concession, notamment Wina Wina, Onduka-Opandu, Gbakulu et Mohonge, suscitant de vives inquiétudes au sein des communautés locales.
Au-delà de la question de la légalité de l’exploitation, l’UDEBA dénonce les conséquences environnementales de ces activités. Elle évoque la dégradation accélérée du couvert forestier, la pression croissante sur les ressources naturelles ainsi que l’abattage récent d’un léopard, une espèce intégralement protégée, qu’elle présente comme un signal alarmant des atteintes portées à la biodiversité dans cette partie de la province.
Estimant que cette situation exige une réaction des pouvoirs publics, la délégation a demandé l’implication de l’Assemblée provinciale afin que les dispositions légales en matière de gestion forestière soient appliquées et que les droits des communautés riveraines soient préservés.
À l’issue des échanges, le président de l’Assemblée provinciale, Dr Mateus Kanga Londimo, a pris acte des préoccupations soulevées. Il a annoncé la saisine de la commission permanente chargée de l’Environnement, qui sera appelée à effectuer une mission de contrôle parlementaire dans la zone concernée afin de recueillir les éléments nécessaires à l’éclairage de la représentation provinciale.
Le président de l’organe délibérant a également indiqué que le dossier sera soumis à ses experts pour une analyse approfondie, tout en assurant que l’Assemblée provinciale exercera pleinement sa mission de contrôle dans le strict respect de ses prérogatives légales.
Cette démarche pourrait constituer une étape importante dans la clarification de ce dossier, alors que les questions liées à la protection des forêts, à la préservation de la biodiversité et au respect des droits des communautés locales demeurent au cœur des préoccupations dans le territoire de Basoko.
La Rédaction












