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Kisangani : après vandalisme au mémorial des victimes de la guerre des six jours, BOMOKO condamne et appelle à la protection de ce lieu de mémoire

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Kisangani : après vandalisme au mémorial des victimes de la guerre des six jours, BOMOKO condamne et appelle à la protection de ce lieu de mémoire

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La structure BOMOKO, engagée dans l’accompagnement des victimes de la guerre des six jours et membre de la société civile ainsi que de l’écosystème FRIVAO, a fermement condamné les actes de vandalisme perpétrés le 24 avril 2026 sur le site du mémorial des victimes à Kisangani.

Au cours d’une déclaration publique faite ce samedi 5 mai 2026 sur le site, à un mois des commémorations prévues du 5 au 10 juin prochain, les responsables de cette structure ont dénoncé des actes de profanation qu’ils qualifient d’atteinte grave à la mémoire collective des Boyomais et de toute la nation congolaise.

Prenant la parole, le coordonnateur de BOMOKO, Deba Lolia, a rappelé que le mémorial constitue avant tout un cimetière où reposent les victimes de la guerre des six jours.

« Même si l’on est en colère, on ne peut jamais profaner un cimetière. Ici reposent les ossements de nos familles, de nos frères, sœurs, enfants et parents », a-t-il déclaré avec émotion.

Selon lui, ces actes seraient le fait d’une nouvelle génération qui n’a pas connu les atrocités de la guerre des six jours survenues il y a 26 ans à Kisangani. Il a ainsi appelé les jeunes au civisme, à l’amour de la patrie ainsi qu’au respect des lieux de mémoire.Il a également souligné que ce mémorial représente aujourd’hui un symbole majeur pour la ville de Kisangani, la province de la Tshopo et la République démocratique du Congo.

« Cet endroit est une première en Afrique centrale. Nous avons l’obligation de le respecter, de le préserver et de le sécuriser », a-t-il insisté.

Il a rappelé que plusieurs personnalités nationales ont déjà visité ce site, notamment le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo en 2025 ainsi que la Première ministre Judith Suminwa Tuluka en 2024 lors des activités de Genocost.

Pour BOMOKO, le mémorial constitue également une opportunité de développement pour le quartier Cabine et l’ensemble de la ville de Kisangani grâce aux projets susceptibles d’y être réalisés.

De son côté, Lutula Philemon, secrétaire rapporteur du Fonds de solidarité des victimes des guerres de six jours, s’est dit profondément choqué par l’ampleur des dégâts enregistrés.

« C’est très triste. Je manque les mots devant les images que nous sommes en train de vivre aujourd’hui », a-t-il regretté, appelant les autorités à renforcer la sécurité autour du site.

Présent à cette activité, le président du Conseil de la jeunesse de la commune Makiso et responsable de cabine Debout , Jean Lucien Lyiamba, a présenté les excuses de la jeunesse après ces actes de vandalisme qui ont choqué l’opinion publique locale.

Dans son intervention, il a rassuré que les jeunes du quartier Kabine s’impliqueront désormais dans la protection et la sécurisation de cet édifice mémoriel afin que de tels incidents ne se reproduisent plus.

Le chef de chantier et conducteur principal des travaux du mémorial, Ir Élie Kamate Mbakaniaki, a pour sa part dressé un bilan provisoire des dégâts causés lors du vandalisme du 24 avril 2026.

Selon lui, plusieurs tombes ont été détruites à l’aide de marteaux, une vingtaine de projecteurs endommagés, des entrepôts vandalisés et pillés, avec notamment la disparition de 30 sacs de ciment blanc, 10 sacs de ciment ordinaire, des ordinateurs ainsi que des lampadaires.

Face à cette situation, les structures de la société civile et les responsables du mémorial appellent la population à protéger ce patrimoine historique et à préserver la mémoire des victimes de la guerre des six jours, considérée comme l’un des épisodes les plus douloureux de l’histoire récente de Kisangani.

Rédaction

La Rédaction. Contact : +243 850 710 634 & +243 826 769 494 & +243 817 180 576 Adresse physique du bureau : Makiso, Kisangani, TSHOPO, RD. Congo.

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