Maniema : la justice transitionnelle au cœur d’un vaste plaidoyer en faveur des victimes des conflits
Le gouvernement congolais, à travers le ministère des Droits humains, a lancé vendredi à Kindu un atelier de formation consacré à la justice transitionnelle, avec pour objectif de renforcer les capacités des acteurs de la société civile et des défenseurs des droits humains dans l’accompagnement des victimes des graves violations des droits de l’homme.
Organisées en partenariat avec le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH), ces assises de deux jours réunissent plusieurs organisations de la société civile du Maniema autour d’une thématique devenue prioritaire dans le processus de consolidation de la paix et de la réconciliation nationale.
Intervenant à l’ouverture des travaux, Pascal Mukeba, conseiller du ministre des Droits humains en charge de la justice transitionnelle, a rappelé que cette approche place la victime au centre de toutes les préoccupations liées à la vérité, à la réparation et à la lutte contre l’impunité.
« Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a fait de la promotion et de la protection des droits humains une priorité. La justice transitionnelle vise à écouter les victimes, reconnaître leurs souffrances et leur permettre de participer aux mécanismes de réparation et de garantie de non-répétition », a-t-il déclaré.
Selon lui, les consultations nationales engagées par le gouvernement constituent une étape essentielle pour recueillir la parole des victimes des conflits armés, des violences communautaires et des exactions ayant marqué plusieurs régions du pays.
À l’issue de cette formation, les participants seront appelés à jouer un rôle clé dans l’identification et la documentation des victimes à travers les territoires du Maniema. L’accent sera notamment mis sur les femmes victimes de violences sexuelles, les familles touchées par les massacres ainsi que les populations ayant perdu leurs biens lors des affrontements armés.
Pour les organisateurs, cette démarche vise à faire émerger la vérité sur les atrocités commises, favoriser la réparation des préjudices subis et contribuer à l’instauration d’une paix durable fondée sur la justice et la responsabilité.
À travers cette initiative, le gouvernement entend renforcer l’implication des communautés locales dans le processus de justice transitionnelle, considéré comme un levier essentiel pour tourner les pages les plus sombres de l’histoire récente de la République démocratique du Congo.
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