Le député national Fontaine Mangala relance le débat autour de la réhabilitation de la route Kisangani–Ubundu à travers de nouvelles révélations portant sur une enveloppe de 1,8 million de dollars américains qui, selon lui, aurait été allouée par le Gouvernement central pour soutenir les travaux de réhabilitation de cette route stratégique reliant les provinces de la Tshopo et du Maniema.
Alors que 111 kilomètres ont déjà été dégagés, l’élu de la Tshopo réclame des explications claires sur cette enveloppe que le Gouvernement central aurait mise à la disposition du Gouvernement provincial de la Tshopo afin d’appuyer les travaux.
Selon Fontaine Mangala, la gestion de ces fonds manque de transparence. Il appelle les autorités provinciales à communiquer publiquement sur leur utilisation, estimant que la population est en droit de connaître l’affectation de cette somme destinée au désenclavement de la province.
« Où est passé cet argent ? », s’interroge le député, estimant que l’absence de communication officielle ne fait qu’alimenter les interrogations de l’opinion publique.
Le député affirme également que la mission de supervision des travaux serait composée exclusivement de cadres originaires du Maniema, rémunérés par le Gouvernement provincial de cette province. À l’en croire, aucun représentant du Gouvernement provincial de la Tshopo ne participerait au suivi technique du chantier, une situation qu’il juge difficilement compréhensible au regard des enjeux économiques liés à cette infrastructure.
Pour étayer ses propos, Fontaine Mangala compare les contributions annoncées par les différentes provinces concernées. Selon lui, le Maniema aurait mobilisé 250 000 dollars américains ainsi que 600 fûts de carburant, tandis que le Nord-Kivu aurait contribué à hauteur de 150 000 dollars américains. En revanche, il soutient qu’aucune contribution financière de la Tshopo n’aurait été enregistrée, malgré l’annonce d’une allocation de 1,8 million de dollars américains par le Gouvernement central.
Le député explique l’implication du Maniema par la dépendance de cette province à la route Kisangani–Ubundu pour son approvisionnement en carburant et en produits de première nécessité. Il souligne également qu’une partie du Sankuru transite par Kindu pour s’approvisionner en marchandises en provenance de Kisangani, où plusieurs produits connaissent déjà une hausse des prix. Quant au Nord-Kivu, son engagement traduirait, selon lui, la volonté de préserver un corridor commercial essentiel pour ses opérateurs économiques.
Pour Fontaine Mangala, la Tshopo ne peut rester en retrait d’un projet aussi déterminant pour son désenclavement et son développement économique. Il invite les autorités provinciales à faire toute la lumière sur l’utilisation des fonds annoncés et à fournir des explications susceptibles de répondre aux préoccupations de la population.
La rédaction reste ouverte à toute réaction, mise au point ou exercice du droit de réponse des autorités provinciales de la Tshopo, conformément au principe du contradictoire.
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