RDC : face aux disparités salariales, CNPAV et AFREWATCH haussent le ton et plaident pour une refonte de la gouvernance des finances publiques

LUMIÈRENEWS.CD
LUMIÈRENEWS.CDhttps://lumierenews.cd/
La Rédaction. Contact : +243 850 710 634 & +243 826 769 494 & +243 817 180 576 Adresse physique du bureau : Makiso, Kisangani, TSHOPO, RD. Congo.

Les organisations Congo n’est pas à vendre (CNPAV) et AFREWATCH ont dans un rapport rendu public lundi, devant la presse dénoncé un système de rémunération jugé inéquitable face aux disparités salariales et appellent les autorités à engager une réforme en profondeur de la gestion des ressources publiques.

Selon ces organisations de la société civile, les différences de salaires, de primes et d’avantages entre les différentes institutions de l’État ne reflètent ni les responsabilités exercées ni les besoins réels du service public. Elles estiment que ces disparités fragilisent la cohésion sociale, alimentent le sentiment d’injustice et réduisent la capacité de l’État à répondre aux attentes des citoyens.

Au-delà du constat, le rapport met en lumière les conséquences budgétaires de cette politique salariale. Pour les auteurs, une part importante des ressources publiques est absorbée par les dépenses de fonctionnement et les avantages accordés à certaines catégories de responsables, au détriment des investissements dans des secteurs essentiels tels que la santé, l’éducation, les infrastructures ou encore la protection sociale.

CNPAV et AFREWATCH plaident ainsi pour l’instauration d’une politique salariale plus cohérente, fondée sur des critères transparents et harmonisés. Les deux organisations recommandent notamment l’uniformisation des grilles de rémunération dans les institutions publiques, un meilleur encadrement des primes et indemnités ainsi qu’une publication régulière des données relatives aux dépenses salariales de l’État.

Les organisations insistent également sur la nécessité de renforcer les mécanismes de contrôle des finances publiques afin d’assurer une utilisation plus efficace des ressources nationales. À leurs yeux, une gouvernance budgétaire fondée sur la transparence et la redevabilité constitue un préalable indispensable pour restaurer la confiance entre les citoyens et les institutions.

Cette prise de position intervient dans un contexte où la question de la rationalisation des dépenses publiques s’impose progressivement dans le débat national. Entre impératif de maîtrise budgétaire et exigences sociales croissantes, la réforme de la politique salariale apparaît désormais comme l’un des chantiers majeurs de la gouvernance publique en République démocratique du Congo.

Rédaction

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici