Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Karim Khan, a été officiellement démis de ses fonctions, vendredi, par les États parties à l’issue d’une session extraordinaire de l’Assemblée des États parties, tenue au siège des Nations unies à New York, mettant un terme à son mandat commencé en 2021.
Selon les résultats du scrutin, 82 des 125 États parties ont voté en faveur de sa révocation, contre 13 voix, tandis que 15 États se sont abstenus. Cette décision intervient après une procédure disciplinaire engagée à la suite d’accusations de harcèlement et d’agression sexuelle portées par une ancienne collaboratrice. Karim Khan a toujours rejeté ces accusations.
Suspendu de ses fonctions depuis 2025, le magistrat britannique dirigeait le Bureau du procureur de la CPI depuis son élection en 2021. Sa révocation constitue un précédent dans l’histoire de cette juridiction pénale internationale.
Au cours de son mandat, Karim Khan a supervisé plusieurs enquêtes majeures, notamment sur les conflits en Ukraine, au Soudan et dans les territoires palestiniens. Son action a également été marquée par la délivrance de mandats d’arrêt visant plusieurs responsables israéliens ainsi que des dirigeants du Hamas dans le cadre du conflit à Gaza.
À la suite de cette décision, la Cour pénale internationale devra engager la procédure de désignation d’un nouveau procureur. En attendant, les procureurs adjoints assureront la continuité des activités du Bureau du procureur jusqu’à l’entrée en fonction de son successeur.
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