Le Bureau Dehonien des Œuvres Sociales (BDOS) a lancé, samedi à Kisangani, un mini-projet destiné à contribuer à l’autonomisation économique des jeunes désœuvrés encadrés par le Centre Saint Laurent, avec l’appui du Consortium Paix Sans Frontière.Mis en œuvre au profit des jeunes bénéficiaires du Centre Saint Laurent, une structure de la Congrégation des Prêtres du Sacré-Cœur de Jésus qui accompagne depuis près de deux décennies les jeunes en situation de vulnérabilité à Kisangani, le projet vise à renforcer leurs capacités entrepreneuriales.
Le programme prévoit notamment une formation pratique dans la fabrication et la commercialisation des produits de nettoyage et d’assainissement destinés à l’usage domestique. L’initiative entend ainsi doter les bénéficiaires de compétences susceptibles de leur permettre de développer des activités génératrices de revenus et de renforcer leur autonomie économique.
La formation est assurée par Tine Ilunga, experte engagée dans les œuvres sociales et l’autonomisation des jeunes et des femmes au sein des communautés vulnérables.Pour cette actrice de développement, l’objectif est de permettre aux bénéficiaires de développer leur résilience et de mieux faire face aux difficultés économiques qui affectent de nombreux ménages en République démocratique du Congo.
L’accent est ainsi mis sur l’apprentissage de compétences pratiques pouvant déboucher sur des initiatives entrepreneuriales adaptées aux réalités locales.Le BDOS appelle à l’engagement
Le lancement officiel du mini-projet a été présidé par le Père Jerry Mwembo Muteba, directeur du Bureau Dehonien des Œuvres Sociales.
À cette occasion, il a appelé les bénéficiaires à faire preuve d’engagement, de sérieux et d’assiduité tout au long du cycle de formation, afin de tirer pleinement profit de cette opportunité.
Le directeur du BDOS a également rappelé la mission de cette structure, qui consiste notamment à initier et soutenir des œuvres sociales en faveur des jeunes et des communautés victimes de différentes formes de vulnérabilité.
Pour le Consortium Paix Sans Frontière, représenté par son président, Me Justus Tshikona K., cette initiative constitue un motif de satisfaction, particulièrement dans une ville comme Kisangani, qui a été profondément affectée par plusieurs épisodes de conflits.
Selon lui, les différentes guerres et atrocités qu’a connues la ville ont lourdement affecté son tissu économique, rendant nécessaires des initiatives favorisant la reconstruction sociale et économique des communautés.
L’accompagnement de projets orientés vers l’autonomisation des jeunes et des femmes apparaît ainsi comme un levier important pour renforcer leur résilience et favoriser leur participation à la relance économique locale.
À travers cette collaboration, le BDOS et Paix Sans Frontière entendent contribuer à l’émergence d’initiatives économiques portées par les jeunes et à la consolidation des mécanismes d’autonomisation des communautés vulnérables de Kisangani.
Alexis Kalumba













