Plus de 30 années consacrées à la recherche scientifique viennent de conduire le chercheur congolais indépendant Botchaka Lifafu Ernest à une nouvelle étape de son parcours. Basé à Kisangani, dans la province de la Tshopo, il a récemment présenté à l’Institut supérieur des techniques médicales de Kinshasa (ISTM-Kinshasa) les résultats de ses travaux autour d’une préparation à base de plantes médicinales dénommée « NARCOVIRUS STOP SIDA ».
Selon les informations rapportées par La Cloche du Congo, le chercheur affirme que cette préparation pourrait avoir une activité contre le VIH/Sida ainsi que contre le virus Ebola. Il indique que ces travaux sont le résultat de plusieurs décennies de recherches conduites principalement sur ses propres moyens.
La présentation devant un jury de l’ISTM-Kinshasa constitue, d’après la même source, une étape importante dans le parcours de Botchaka Lifafu Ernest. Le chercheur y aurait exposé les résultats de ses expérimentations ainsi que les propriétés qu’il attribue à sa préparation.
Cette démarche intervient dans un contexte où la recherche scientifique congolaise est appelée à contribuer davantage à la recherche de solutions adaptées aux problèmes de santé publique auxquels le pays reste confronté.
Toutefois, les affirmations relatives à l’efficacité du produit doivent encore être considérées avec prudence. Une présentation devant un jury ou des résultats expérimentaux rapportés ne constituent pas, à eux seuls, une preuve clinique suffisante de l’efficacité et de l’innocuité d’un traitement. Des évaluations scientifiques indépendantes, des études précliniques et cliniques ainsi que les procédures réglementaires appropriées sont nécessaires avant toute conclusion médicale définitive.
Pour le chercheur, cette étape ouvre néanmoins une perspective nouvelle et pourrait permettre à d’autres scientifiques de s’intéresser à ses travaux, de les reproduire, de les approfondir et d’en vérifier les résultats.
Au-delà du cas du NARCOVIRUS, cette initiative relance ainsi la question de l’accompagnement des chercheurs indépendants en République démocratique du Congo. Le financement de la recherche, l’encadrement scientifique, la protection des innovations locales et leur évaluation rigoureuse demeurent des enjeux importants pour permettre aux découvertes issues du pays de franchir le cap de l’expérimentation vers des applications validées.
Le parcours de Botchaka Lifafu Ernest constitue, à cet égard, un exemple de la persévérance de certains chercheurs congolais qui consacrent plusieurs années à la recherche de réponses aux problèmes rencontrés par leurs communautés.
La prochaine étape reste donc celle de l’évaluation scientifique approfondie. Si les résultats annoncés sont confirmés par des protocoles indépendants et conformes aux standards scientifiques, cette recherche pourrait ouvrir une piste intéressante pour la valorisation de l’innovation scientifique congolaise dans le domaine de la santé.
La Rédaction













