La Tshopo s’apprête à franchir un nouveau cap dans le domaine de la formation professionnelle avec la mise en service prochaine du centre moderne de l’Institut national de préparation professionnelle (INPP) à Kisangani. Cette infrastructure, présentée comme l’un des plus importants édifices publics construits dans la région, ambitionne de répondre aux besoins en compétences de la jeunesse et du marché de l’emploi à l’échelle régionale.
En visite samedi sur le site, le gouverneur de la Tshopo, Paulin Lendongolia, a mis en avant la portée économique et sociale de cette infrastructure, dont l’inauguration officielle est attendue par le Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Pour l’autorité provinciale, l’enjeu dépasse largement la mise en service d’un nouveau bâtiment. Il s’agit surtout de doter les jeunes de compétences professionnelles susceptibles de leur permettre d’accéder à l’emploi, de créer leurs propres activités et de participer davantage au développement économique de la province.
« Ce grand bâtiment va contribuer efficacement à la formation de notre jeunesse », a notamment souligné le gouverneur, estimant que cette infrastructure constitue une opportunité importante dans la lutte contre le chômage.
Le centre dispose de plusieurs filières répondant à des besoins concrets du marché, notamment dans le bâtiment et les travaux publics, l’agroalimentaire, la menuiserie et la mécanique. Des équipements destinés au contrôle technique des véhicules doivent également y être installés.

Selon Pierrot Loanga, directeur provincial de l’INPP, la vocation de ce centre ne se limite pas à la province de la Tshopo. Sa capacité d’accueil et ses équipements devraient lui permettre de recevoir des apprenants provenant de différentes provinces de l’Est de la République démocratique du Congo, voire des pays voisins.
Cette dimension régionale pourrait faire de Kisangani un important pôle de développement des compétences techniques et professionnelles, dans un contexte où les économies locales ont besoin d’une main-d’œuvre qualifiée pour accompagner les investissements et les projets de développement.
La création de compétences dans des secteurs aussi variés que le BTP, l’agroalimentaire, la mécanique ou encore la menuiserie pourrait également favoriser l’émergence de petites et moyennes entreprises portées par des jeunes formés aux métiers techniques.
Construit dans le cadre du programme d’employabilité de la population avec l’appui de l’Agence française de développement (AFD), le centre s’inscrit dans une politique visant à rapprocher la formation professionnelle des besoins du marché du travail.
Pour la Tshopo, confrontée comme plusieurs provinces du pays au défi de l’insertion professionnelle des jeunes, l’enjeu sera désormais de transformer cette infrastructure en véritable moteur d’employabilité.
Le gouverneur Lendongolia a, dans cette perspective, salué la réalisation de ce projet par le Président de la République, considérant que la formation professionnelle constitue un moyen de donner aux jeunes les outils nécessaires pour devenir non seulement demandeurs d’emploi, mais également entrepreneurs et créateurs d’emplois.
La seule question qui demeure concerne désormais les conditions pratiques de mise en service du centre. À cet égard, le gouverneur a annoncé la prise en charge par le gouvernement provincial de l’aménagement de la voie d’accès longue de près d’un kilomètre, actuellement jugée problématique.
Une fois cette contrainte levée et l’inauguration officielle effectuée, le centre moderne de l’INPP devrait ainsi entrer dans une nouvelle phase : celle de la formation d’une nouvelle génération de techniciens et de professionnels appelés à soutenir l’économie de la Tshopo et, plus largement, de l’Est de la RDC.
La Rédaction












