L’acteur politique Christian Ilunga, initiateur de la fondation qui porte son nom et cadre de l’Alliance des démocrates socialistes congolais (ADESCO), parti cher à Tony Kanku Shiku, poursuit la mobilisation des Boyomaises et Boyomais en prélude à la manifestation prévue le 19 septembre prochain. À travers ce rendez-vous, il entend faire de Kisangani le point de départ d’une nouvelle dynamique politique autour du dialogue national, de la question constitutionnelle et de la campagne pour la reconnaissance internationale du génocide congolais.
Selon son directeur de cabinet, Dan Fenda, cette mobilisation s’articule autour de trois principaux objectifs : soutenir le dialogue national initié par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, accompagner toute démarche visant à une révision de la Constitution et sensibiliser la population à la pétition en ligne réclamant la reconnaissance internationale du génocide congolais.
S’exprimant lundi devant la presse à Kisangani, Dan Fenda a également retracé le parcours politique de Christian Ilunga. Il a indiqué que ce dernier a commencé son engagement politique en 2018 à travers différents mouvements, avant de se présenter aux élections législatives nationales de 2023. Après une période passée dans l’opposition, il a rejoint la majorité présidentielle et intégré l’ADESCO, formation politique membre de l’Union sacrée de la Nation.
Présenté par ses proches comme un homme de terrain disposant d’une expérience dans la mobilisation, Christian Ilunga entend désormais mettre cette dynamique au service de la vision de son parti et renforcer son ancrage politique dans la Tshopo. « La manifestation du 19 septembre constitue ainsi une première démonstration de cette nouvelle dynamique dans la Tshopo », a déclaré Dan Fenda.
Le choix de Kisangani n’est pas présenté comme fortuit. Christian Ilunga revendique un attachement particulier à la ville où il a vécu, alors que son parcours politique s’est notamment développé en Ituri. Pour ses proches, cette implantation à Kisangani traduit la volonté de rapprocher son action politique des populations boyomaises et de porter auprès d’elles les grandes questions qui dominent actuellement le débat national.
Au-delà du dialogue national et de la question constitutionnelle, les initiateurs de la mobilisation comptent également placer le Génocost au cœur de leur message. Dan Fenda a ainsi appelé les habitants de Kisangani à s’approprier la campagne de signature de la pétition en faveur de la reconnaissance internationale du génocide congolais.
Sur le plan partisan, les organisateurs affirment travailler en collaboration avec les structures de l’ADESCO dans la Tshopo. Des démarches auraient déjà été engagées auprès de l’interfédération provinciale du parti afin d’assurer l’encadrement de la mobilisation du 19 septembre.
Avec le dialogue national, la question constitutionnelle et le Génocost comme principaux axes de son discours, Christian Ilunga veut ainsi transformer le rendez-vous du 19 septembre en une véritable rampe de lancement de son implantation politique à Kisangani. Un pari dont la capacité à générer une mobilisation populaire et à installer durablement son influence dans la Tshopo sera scrutée avec attention.
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