Voirie urbaine de Kisangani : le BCeCo met les points sur les « i » et démonte sans détour les intox des détracteurs

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Face aux informations erronées aux critiques jugées infondées visant les travaux de modernisation de la voirie urbaine de Kisangani, le Bureau central de coordination (BCeCo) apporte des clarifications sur les normes techniques, le contrôle des entreprises et les mécanismes de garantie prévus dans les marchés publics.

Sous l’impulsion de son Directeur général a.i., Prof. Ordinaire, Dr. Ir. Sylvain Alongo Longomba, le BCeCo affirme renforcer le suivi et l’évaluation des différents chantiers exécutés dans le cadre du Programme présidentiel accéléré de lutte contre la pauvreté et les inégalités sociales (PPA-LCPI), conformément à la vision du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, en matière de modernisation des infrastructures et de désenclavement.

Dans une interview accordée mercredi, Édouard Mboko, chargé du suivi et de l’évaluation du BCeCo pour l’espace Grande Orientale, a rappelé que chaque marché est encadré par des clauses contractuelles précises. Parmi celles-ci figure notamment la garantie de bonne exécution, qui permet au maître d’ouvrage d’exiger la correction d’éventuelles malfaçons ou insuffisances constatées sur les ouvrages.

Édouard Mboko a notamment évoqué le cas de l’avenue Kitima, où des insuffisances techniques avaient été relevées lors des opérations de contrôle. Selon lui, le BCeCo avait identifié ces problèmes plusieurs mois auparavant, notamment une remontée capillaire observée sur certaines sections de la chaussée.

Des constats techniques ont été établis et l’entreprise concernée a accepté le principe d’une reprise des travaux, a-t-il précisé.

Le responsable du BCeCo explique également que le calendrier des interventions a tenu compte des impératifs de circulation ainsi que de l’organisation des différents ateliers sur les autres axes en chantier. L’objectif était d’éviter de paralyser inutilement la circulation, tout en permettant de programmer les corrections nécessaires avant la réception provisoire des ouvrages.

Contrairement à certaines affirmations relayées dans l’opinion, les entreprises adjudicataires ne disposent pas d’une liberté totale une fois les travaux exécutés.

Les contrats publics prévoient des mécanismes de retenue et de garantie de bonne exécution destinés à couvrir les éventuelles corrections lorsque les ouvrages ne répondent pas aux prescriptions techniques ou aux exigences contractuelles.

En cas de défaillance persistante, le maître d’ouvrage dispose ainsi de mécanismes contractuels lui permettant d’exiger et, le cas échéant, de faire réaliser les travaux correctifs conformément aux dispositions du marché.

Pour Édouard Mboko, ce dispositif constitue précisément une protection des ressources publiques et un moyen de s’assurer que les ouvrages livrés correspondent aux exigences techniques convenues.

« Les normes ne se décident pas sur les réseaux sociaux », a-t-il lâché, dans une mise au point qui vise clairement certaines interprétations diffusées autour des chantiers.

Autre point au cœur des critiques : la largeur de certaines chaussées.

Sur cette question, le chargé du suivi et de l’évaluation du BCeCo pour l’espace Grande Orientale invite à distinguer les routes urbaines ordinaires des boulevards et surtout à se référer aux plans, aux études et aux spécifications techniques du marché, plutôt qu’aux seules impressions visuelles.

Il précise que les travaux sont exécutés conformément aux caractéristiques techniques prévues pour les voies concernées, avec une largeur de chaussée pouvant atteindre 7 mètres, hors trottoirs et caniveaux, selon les caractéristiques de chaque axe.

Les différences constatées avec certaines anciennes emprises s’expliquent notamment par le fait que plusieurs routes de Kisangani avaient été aménagées selon des standards différents de ceux actuellement appliqués dans le cadre des projets de modernisation.

À travers cette mise au point, le BCeCo entend ramener le débat sur le terrain des faits, des normes et du contrôle technique, loin des interprétations approximatives et des accusations qu’il juge sans fondement.

L’institution rappelle que les chantiers doivent être appréciés à l’aune de critères objectifs : qualité des ouvrages, respect des prescriptions techniques et contractuelles, contrôle à chaque étape d’exécution et conformité au moment de la réception.

Une démarche qui s’inscrit dans la nouvelle dynamique impulsée au BCeCo sous la direction de son Directeur général a.i., Prof. Ordinaire, Dr. Ir. Sylvain Alongo Longomba, avec un accent particulier sur le suivi de proximité, l’évaluation régulière des travaux et la préservation des intérêts de l’État.

Rédaction

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