Le gouvernement central passe à la vitesse supérieure en activant tous les leviers pour stopper la transmission de la maladie à virus Ebola à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo, a rassuré le ministre national de la Santé publique, Dr Roger Samuel Kamba. Il a également précisé qu’aucun cas de transmission locale n’a, à ce stade, été enregistré, les quatre cas recensés étant tous importés de la province de l’Ituri. Le ministre s’exprimait à l’issue d’une réunion d’évaluation de la situation épidémiologique tenue le dimanche 12 juillet 2026 au gouvernorat de province.
S’exprimant devant la presse, le ministre de la Santé publique a confirmé que les quatre cas enregistrés dans la province de la Tshopo sont des cas importés de l’Ituri, tout en appelant à une vigilance maximale afin d’empêcher toute transmission communautaire.
« La population doit retenir que les quatre cas que nous avons sont des cas importés. Ils sont tous venus de l’Ituri. Toutefois, puisqu’ils ont été pris en charge à Kisangani, nous considérons que la ville est désormais touchée », a déclaré Roger Samuel Kamba au sortir de la réunion stratégique.

Selon les données présentées par la Division provinciale de la santé (DPS/Tshopo), la province comptabilise à ce jour 204 cas confirmés cumulés, dont quatre cas confirmés à Kisangani, répartis entre les zones de santé de Makiso-Kisangani (2 cas), Mangobo (1 cas) et Lubunga (1 cas). Deux décès ont été enregistrés parmi ces cas, tandis que 129 contacts actifs ont été identifiés.
Parmi eux, 42 seulement font actuellement l’objet d’un suivi, soit un taux de 32,6 %, largement inférieur à l’objectif de 100 %.
L’évaluation de la situation a également révélé un risque élevé de propagation dans plusieurs zones de santé, notamment Bafwasende et Wanierukula, en raison de leur proximité avec les foyers de transmission situés en Ituri.Les autorités sanitaires redoutent une transmission communautaire et nosocomiale si les mesures de surveillance et de prévention ne sont pas rapidement renforcées.
Pour contenir l’épidémie, le ministère de la Santé prévoit notamment la construction de quatre centres de traitement Ebola (CTE) à Bafwasende, Makiso, Kabondo et Lubunga, le déploiement d’ambulances, de véhicules et de 150 motos, la formation d’équipes chargées des enterrements dignes et sécurisés, ainsi que le renforcement de la surveillance communautaire, des capacités des laboratoires, de la prévention et du contrôle des infections (PCI/WASH) et de la surveillance aux points d’entrée.
Le Dr Roger Samuel Kamba a enfin exhorté la population à collaborer étroitement avec les équipes de riposte en signalant rapidement toute personne présentant de la fièvre ou des symptômes évocateurs de la maladie.
« Tous les médecins ont été sensibilisés. Chaque cas suspect doit être signalé afin qu’il soit investigué et, si nécessaire, qu’un prélèvement soit effectué. C’est grâce à cette vigilance collective que nous pourrons stopper la propagation de la maladie », a-t-il insisté.»
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