Le débat autour de l’avenir de Prof. Marie-Thérèse Sombo Ayane Safi Mukuna au sein du gouvernement central mobilise désormais les forces vives féminines de la province de la Tshopo. Réunies à Kisangani le mercredi 28 octobre 2026, les représentantes de plusieurs organisations féminines ont exprimé leur préoccupation face aux informations circulant depuis le 26 octobre sur une prétendue révocation ou destitution de la Ministre de l’ESURSI.
Dans leur déclaration lue par Mme Nellas Bauma, les signataires ont réaffirmé leur soutien à la Ministre et appelé le chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, à veiller au respect des institutions républicaines et des procédures légales.
Pour le Collectif, les tensions entourant la responsable de l’ESURSI ne devraient pas compromettre la continuité de l’action publique dans un secteur stratégique pour l’avenir de la République démocratique du Congo. Les organisations féminines estiment que les réformes engagées dans l’enseignement supérieur et la recherche scientifique méritent un environnement institutionnel propice à leur mise en œuvre.
Au-delà du soutien exprimé à Marie-Thérèse Sombo, cette prise de position met en avant une exigence de gouvernance : toute décision touchant aux responsabilités publiques doit s’inscrire dans le cadre légal et préserver le fonctionnement régulier des institutions.
Dans leur mémorandum, les femmes de la Tshopo ont formulé quatre recommandations à l’attention du Président de la République. Elles demandent notamment de garantir le respect des textes et des procédures légales dans toute démarche susceptible d’affecter les fonctions de la Ministre, de la protéger contre les pressions et intimidations injustifiées, et de favoriser un climat de travail serein au sein du ministère de l’ESURSI.
Le Collectif insiste également sur la nécessité de préserver la place des femmes dans les sphères de décision. Pour ses membres, l’accès des femmes aux hautes responsabilités publiques doit s’accompagner des garanties institutionnelles nécessaires à l’exercice effectif et digne de leurs fonctions.
Cette dernière recommandation donne une dimension plus large à leur démarche : au-delà du cas de Marie-Thérèse Sombo, il s’agit, selon leur plaidoyer, de défendre les conditions d’exercice du leadership féminin au sommet de l’État.
Tout en réaffirmant leur appui à la Ministre, les signataires rappellent que la critique citoyenne et le contrôle démocratique ne doivent pas se transformer en acharnement politique. Elles appellent ainsi à une gestion responsable des contestations, dans le respect des droits des personnes concernées et de la stabilité des institutions.
Le Collectif des Femmes de la Tshopo en appelle au sens de l’État du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo afin que toute situation de tension soit traitée conformément aux lois de la République.
À travers cette déclaration, les femmes de la Tshopo entendent faire entendre leur voix dans un débat qui touche à la fois à la gouvernance du secteur de l’ESURSI, à la continuité des réformes et à la représentation des femmes dans les instances de décision.
La Rédaction












