ESURSI : Marie-Thérèse Sombo défend au Sénat la ratification d’une convention clé de l’UNESCO sur l’enseignement supérieur
La ministre de l’Enseignement Supérieur, Universitaire, Recherche Scientifique et Innovations, Marie-Thérèse Sombo, a été auditionnée ce lundi 25 mai 2026 au Sénat de la République démocratique du Congo dans le cadre de l’examen du projet de ratification de la Convention mondiale de l’UNESCO sur la reconnaissance des qualifications de l’enseignement supérieur.
Face aux sénateurs, la ministre a défendu un texte présenté comme stratégique pour l’avenir du système universitaire congolais, dans un contexte où la mobilité académique et l’harmonisation des diplômes deviennent des enjeux majeurs pour les États africains.
D’entrée de jeu, Marie-Thérèse Sombo a rendu hommage aux députés nationaux pour le travail effectué lors de la première lecture du texte à l’Assemblée nationale, saluant « un examen rigoureux et patriotique » ayant permis sa transmission au Sénat.
À travers cette ratification, le gouvernement congolais entend renforcer l’intégration du pays dans l’espace académique international, tout en facilitant la reconnaissance des diplômes congolais à l’étranger et celle des qualifications étrangères en République démocratique du Congo.
Pour Kinshasa, cette convention constitue également un levier de modernisation du secteur de l’enseignement supérieur. Les autorités espèrent ainsi adapter le cadre juridique national aux standards internationaux en matière d’évaluation des compétences, de mobilité estudiantine et de coopération universitaire.
La ministre a inscrit cette démarche dans la vision du président Félix Tshisekedi, axée sur la construction d’un système éducatif « performant, inclusif et équitable », capable de soutenir les ambitions de développement du pays.
Au-delà de l’aspect diplomatique et académique, l’enjeu est aussi économique. Pour plusieurs experts du secteur, la reconnaissance internationale des qualifications universitaires pourrait favoriser la compétitivité des diplômés congolais sur le marché régional et international de l’emploi.
L’examen du texte par le Sénat marque ainsi une nouvelle étape dans le processus d’adhésion de la RDC à cette convention portée par UNESCO, adoptée afin de promouvoir une coopération mondiale plus fluide dans l’enseignement supérieur.
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