La Direction du Jardin zoologique et botanique de Kisangani (JZBKis) a exprimé sa profonde indignation après le lynchage d’un singe rare en divagation, survenu le 3 juillet dans la ville de Kisangani. L’établissement appelle la population à signaler immédiatement la présence d’animaux sauvages aux services compétents plutôt que de recourir à la violence.
Dans un communiqué consulté ce mercredi, le directeur-chef de site du JZBKis, François Matala Konga, a qualifié la mort de l’animal de « grande perte » pour le zoo et pour la recherche scientifique.« La disparition de MANU est une grande perte pour tous. La population ne doit pas céder à la panique face à un animal sauvage, mais plutôt alerter immédiatement les autorités compétentes », a-t-il déclaré.»
Selon le communiqué, le primate s’était échappé de son enclos avant d’être aperçu sur le campus de l’Université de Kisangani (UNIKIS), puis aux abords du cimetière de Makiso. Au lieu d’aviser les responsables du zoo, des habitants l’ont poursuivi, caillassé puis frappé à coups de bâton jusqu’à sa mort.
La Direction du JZBKis précise que « MANU » vivait au Jardin zoologique depuis près de six ans et était habitué au contact humain. Les responsables assurent qu’il ne présentait aucun comportement agressif et ne constituait pas une menace pour la population.
Au-delà de sa valeur patrimoniale, le singe représentait également un intérêt scientifique majeur. D’après le zoo, il était issu d’un croisement rare entre un babouin mâle et un cercocèbe femelle, une particularité qui pouvait faire l’objet de recherches sur ses caractéristiques biologiques et comportementales.
À la suite de cet incident, le Jardin zoologique et botanique de Kisangani invite les Boyomais à ne pas s’en prendre aux animaux sauvages en divagation, mais à prévenir rapidement les services spécialisés afin qu’ils puissent intervenir dans des conditions appropriées.
La Direction rappelle enfin que la capture, la maltraitance, la détention, la commercialisation ou la mise à mort d’espèces protégées sont des infractions prévues et réprimées par la loi n° 24/020 du 30 décembre 2024 modifiant et complétant la loi n° 14/003 du 11 février 2014 relative à la conservation de la nature.
Rédaction











