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Tshopo : excédé par l’insécurité à Isangi, le Consortium des mouvements citoyens et de la société civile accorde 7 jours aux autorités pour agir

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Tshopo : excédé par l’insécurité à Isangi, le Consortium des mouvements citoyens et de la société civile accorde 7 jours aux autorités pour agir

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Tshopo : excédé par l’insécurité à Isangi, le Consortium des mouvements citoyens et de la société civile lance un ultimatum de 7 jours aux autorités pour agir

Le chef-lieu de la cité d’Isangi a vécu une journée de forte mobilisation citoyenne ce jeudi, à l’initiative du Consortium des mouvements citoyens et organisations de la société civile du territoire, pour dénoncer la montée vertigineuse de l’insécurité et l’absence d’autorité effective de l’État.

Partis de plusieurs artères de la cité, des centaines de manifestants issus notamment de la LUCHA, de Jeunesse Patriote, de la Société civile Forces vives, d’AMITOU et de la Nouvelle Société Civile Congolaise ont marché pacifiquement avant de déposer un mémorandum aux autorités locales.

Dans ce document au ton ferme, les organisateurs dressent un tableau alarmant de la situation sécuritaire dans le territoire d’Isangi. Ils dénoncent des attaques armées répétées sur l’axe Isangi-Kisangani, un banditisme urbain devenu incontrôlable au centre d’Isangi ainsi qu’une recrudescence inquiétante de la justice populaire, symbole selon eux d’une rupture totale de confiance entre la population et les institutions étatiques.

« Le peuple d’Isangi refuse désormais de vivre dans la peur et l’abandon », peut-on lire dans le mémorandum.

Le consortium accuse également les autorités de « carence manifeste de gouvernance locale » et fustige l’absence prolongée d’un administrateur titulaire du territoire depuis les dernières nominations administratives.


S’appuyant sur plusieurs dispositions constitutionnelles relatives à la protection des citoyens et de leurs biens, les mouvements citoyens exigent notamment :

✔️l’ouverture urgente d’une enquête administrative sur la gestion sécuritaire d’Isangi ;
✔️la nomination ou le remplacement immédiat de l’administrateur du territoire ;
✔️le renforcement rapide des dispositifs sécuritaires ;
✔️l’organisation de patrouilles mixtes dans les zones à haut risque ;
✔️ainsi que des actions concrètes contre les actes de justice populaire.

Les manifestants ont accordé un ultimatum de sept jours aux autorités pour apporter des réponses visibles, faute de quoi ils menacent de saisir les instances provinciales et nationales compétentes et de multiplier les actions citoyennes pacifiques.

Face à cette pression populaire, l’administrateur du territoire intérimaire, Toussaint Loholo Keke a tenté de calmer les esprits en reconnaissant certaines failles, tout en rejetant l’idée d’une « absence totale de l’État ».

« Ce n’est plus l’ère des discours, il faut passer de la théorie à la pratique », a-t-il déclaré devant les manifestants.

Il a néanmoins rappelé plusieurs opérations sécuritaires menées récemment, évoquant notamment l’arrestation de 32 personnes après l’assassinat de quatre professionnels de santé à Yafira et Ilambi-Bomungo, ainsi que plusieurs interpellations dans d’autres dossiers criminels.

Malgré ces explications, la mobilisation de ce jeudi traduit une colère grandissante au sein de la population d’Isangi, où de nombreux habitants estiment que l’État peine encore à restaurer l’ordre et garantir la sécurité des personnes et de leurs bien

Rédaction

La Rédaction. Contact : +243 850 710 634 & +243 826 769 494 & +243 817 180 576 Adresse physique du bureau : Makiso, Kisangani, TSHOPO, RD. Congo.

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