Tshopo : face à Patrick Matata, la société civile dresse la liste des urgences de la province

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Les acteurs de la société civile de la Tshopo ont soumis, jeudi à Kisangani, un cahier de doléances au député national Patrick Matata Makalamba, en vacances parlementaires dans son fief électoral, appelant l’élu à porter auprès des institutions nationales les préoccupations liées notamment aux salaires, à l’insécurité, à la justice, aux infrastructures et à l’éducation.

« Nous voulons que toutes ces préoccupations soient portées au niveau national afin que des réponses concrètes puissent être apportées aux problèmes qui touchent notre province », ont fait savoir les représentants de la société civile, réunis dans la salle de la Procure dans le cadre de l’exercice de redevabilité du parlementaire.

Sur le volet social, les acteurs ont notamment dénoncé les retards et difficultés de paiement des agents et fonctionnaires de l’État, le faible taux de mécanisation dans la Tshopo ainsi que les disparités salariales. Ils ont également attiré l’attention sur la situation sécuritaire à Kisangani, caractérisée, selon eux, par l’insuffisance des effectifs de la Police nationale congolaise, le manque de formation et d’équipements de certains éléments. Un plaidoyer auprès du vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur a été sollicité afin de renforcer les effectifs policiers, notamment après la formation des nouvelles recrues à Kapalata.

La justice figure également parmi les préoccupations majeures. La société civile a déploré ce qu’elle considère comme des insuffisances dans la lutte contre la criminalité et plaidé pour l’organisation de procès publics ainsi que des condamnations susceptibles de dissuader les auteurs d’actes criminels. Dans le secteur des infrastructures, elle a soulevé la qualité de certains travaux routiers, les conditions d’attribution des marchés publics et l’arrêt du chantier d’un bâtiment R+3 destiné aux logements sociaux d’ACOPRIM, dont le site serait aujourd’hui transformé en dépotoir.

Les acteurs de la société civile ont, en outre, dénoncé les démolitions de constructions commerciales érigées sur les emprises publiques, estimant que les services ayant attribué ces espaces devraient également répondre de leurs actes. Dans l’éducation, ils ont alerté sur le cas des élèves contraints d’étudier à même le sol, aussi bien à Kisangani qu’à l’intérieur de la province.

Au-delà de ces préoccupations sectorielles, la société civile a appelé à une meilleure gouvernance, à l’unité des élus nationaux de la Tshopo et à la création d’un cadre de concertation lui permettant de présenter un cahier de charges commun dans la perspective du dialogue national. Patrick Matata Makalamba a pris note de l’ensemble des préoccupations soulevées, s’engageant à les examiner dans le cadre de son mandat et à contribuer au plaidoyer auprès des institutions nationales en faveur des intérêts de la Tshopo.

Rédaction

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