Les professeurs de l’Université de Kisangani (UNIKIS), dans la province de la Tshopo, ont formulé une série de revendications portant sur l’amélioration de leurs conditions socioprofessionnelles, à l’issue d’une assemblée générale extraordinaire tenue ce week-end à la Faculté des Sciences, selon un communiqué de presse de l’Association des professeurs de l’Université de Kisangani (APUKIS) consulté dimanche par Lumière news.
« À l’issue de cette réunion, les professeurs ont pris des décisions relatives à l’amélioration de leurs conditions socioprofessionnelles », indique le communiqué de l’APUKIS signé par son président, le professeur ordinaire Jean-Pierre Lifoli Balea.
Au niveau national, les professeurs ont notamment réclamé l’apurement sans délai de trois mois d’arriérés de la paie complémentaire, le paiement des frais de recherche en contrepartie de l’interdiction de la vente des syllabus ainsi que la reprise de la distribution des véhicules destinés aux professeurs.
Ils ont également demandé la mécanisation et la correction des grades, la mécanisation de nouveaux docteurs ainsi que le paiement, au mois d’octobre 2026, du salaire intermédiaire.

Les membres de l’APUKIS ont, en outre, plaidé pour l’application des dispositions légales relatives aux avantages liés au statut des professeurs émérites, notamment en matière de logement, de véhicules et de frais de recherche.
Au niveau local, les professeurs de l’UNIKIS ont demandé la décentralisation du paiement des frais d’encadrement des thèses et des mémoires de Diplôme d’études supérieures (DES), souhaitant que celui-ci s’effectue au niveau des facultés plutôt qu’à la banque.
Cette mesure devrait, selon eux, permettre de mieux maîtriser les retenues et les fluctuations du taux de change. Ils ont également fait état d’un manque de précision concernant les noms des candidats encadrés, le message d’accréditation des comptes transmis par la banque ne fournissant pas, selon le communiqué, suffisamment d’informations à ce sujet.
Les professeurs ont par ailleurs réclamé l’accélération du paiement des frais des jurys et de mobilité interne, le paiement des frais des examinateurs ainsi que celui des frais liés à la session de formation organisée au bénéfice des présidents et secrétaires des jurys des auditoires.
Une nouvelle assemblée générale est prévue samedi 3 octobre 2026 pour évaluer le niveau d’exécution de ces revendications et déterminer les éventuelles actions syndicales à mener, précise le communiqué daté du 19 septembre 2026.
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