Kisangani : à la prison centrale, le pari agricole de Gisèle Bombele produit déjà ses premiers résultats

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Un mois seulement après le lancement d’un vaste projet agricole porté par la Fondation Gisèle Bombele, en vue d’une autosuffisance alimentaire des prisonniers de la prison centrale de Kisangani, les premières récoltes d’amarantes témoignent du succès d’une initiative qui ambitionne de renforcer la sécurité alimentaire tout en redonnant une utilité à des espaces jusque-là abandonnés.

Le samedi 27 juin 2026, Gisèle Bombele, accompagnée des responsables de l’administration pénitentiaire, a participé à la première récolte des légumes cultivés sur le site. Les amarantes, produites avec l’implication des détenus, seront destinées en priorité à améliorer leur alimentation quotidienne. Une démarche qui conjugue production locale, valorisation du travail et lutte contre la dépendance alimentaire.

Ce projet est né d’une idée simple : transformer des terrains envahis par les hautes herbes en champs productifs. Aujourd’hui, cette vision prend forme. En plus des amarantes déjà récoltées, des parcelles de maïs, d’aubergines et d’autres cultures maraîchères arrivent progressivement à maturité, laissant entrevoir une production plus importante dans les semaines à venir.

Les premiers légumes issus de cette exploitation ont également été présentés lors de la foire agricole organisée dans le cadre de la deuxième édition du Forum Singa Mwambé, à la Place des Martyrs. Les visiteurs ont rapidement acheté les amarantes exposées, séduits par leur qualité, confirmant ainsi le potentiel économique de cette initiative.

Au-delà des récoltes, la Fondation Gisèle Bombele entend faire de ce projet un modèle de sensibilisation. Le message est clair : chaque espace cultivable de Kisangani peut devenir une source de richesse et contribuer à nourrir la population. En encourageant les ménages à exploiter les terres disponibles, l’initiative veut stimuler la production vivrière locale et participer durablement à la lutte contre l’insécurité alimentaire dans la province de la Tshopo.

De la parole aux actes, les premières récoltes viennent ainsi confirmer qu’un projet bien encadré peut produire des résultats concrets en peu de temps et ouvrir la voie à une agriculture urbaine plus dynamique à Kisangani.

Rédaction

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