Face à la menace que représente la maladie à virus Ebola dans la partie nord-est de la République démocratique du Congo, particulièrement à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo, le président de la Nouvelle Société Civile Congolaise (NDSCI), coordination provinciale de la Tshopo, Me Christian Kambi, brise le silence et lance un appel pressant aux autorités ainsi qu’à la population afin de renforcer la vigilance et de prévenir toute propagation de l’épidémie dans la province.
Dans un message parvenu à notre rédaction ce mercredi 15 juillet 2026, cet acteur de la société civile rappelle que la Tshopo occupe une position stratégique en tant que province de transit reliant plusieurs régions du pays. Cette réalité impose, selon lui, une responsabilité particulière aux autorités administratives, sanitaires et sécuritaires en matière de prévention.
« La Tshopo est une province de jonction. Ici, tout se croise. Notre responsabilité est donc plus grande », souligne-t-il, avant d’inviter les pouvoirs publics à assumer pleinement leur rôle dans la protection des populations.
Me Christian Kambi recommande notamment le renforcement des contrôles sanitaires aux ports, à l’aéroport, aux principales entrées de la ville ainsi que sur les différents axes routiers. Il plaide également pour une communication régulière, transparente et fondée sur des informations fiables afin de lutter contre les rumeurs et de maintenir la confiance de la population.
S’adressant aux habitants de Kisangani et de l’ensemble de la province, il rappelle que la maladie à virus Ebola demeure une réalité qui exige une vigilance permanente.
Il exhorte chacun à respecter strictement les mesures de prévention, notamment le lavage régulier des mains à l’eau et au savon, l’évitement des contacts physiques inutiles ainsi que le signalement rapide de toute personne présentant des symptômes tels que la fièvre, une fatigue intense ou des vomissements.
Le président de la NDSCI insiste également sur l’importance de ne pas dissimuler les cas suspects ni de recourir à l’automédication. Il invite la population à faire confiance aux équipes de riposte et à suivre exclusivement les communications officielles des autorités sanitaires.
« N’attendons pas que le mal arrive pour devenir sérieux. La manière dont la Tshopo fera face à Ebola dépend des décisions que nous prenons aujourd’hui », avertit-il.
Enfin, Me Christian Kambi appelle à une mobilisation collective, estimant que seule une action concertée entre les autorités et les citoyens permettra de freiner efficacement la propagation de la maladie.
« Aux autorités de montrer l’exemple, à la population de le suivre. Ensemble, barrons la route à Ebola. Chaque geste compte et chaque partage de ce message peut sauver une vie », conclut-il.
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