Le gouverneur du Haut-Uélé, Jean Bakomito Gambu, a procédé mercredi à la plantation symbolique du premier arbre du champ fruitier provincial au village Makilingo, dans la chefferie de Kopa, territoire de Niangara. Cette activité marque le lancement d’un projet agricole destiné à fournir en matières premières la future usine de transformation de jus de Niangara.
La cérémonie s’est déroulée en présence des autorités administratives et coutumières, des représentants de la société civile ainsi que d’une importante foule venue assister au démarrage de cette initiative présentée comme un tournant dans la stratégie de diversification économique de la province.
À travers ce projet, le gouvernement provincial entend valoriser le potentiel agricole du Haut-Uélé et amorcer une dynamique de transformation locale des produits issus du terroir. Des manguiers, des orangers et d’autres espèces fruitières seront progressivement mis en terre afin de garantir à terme un approvisionnement régulier de la future unité industrielle.
Pour le gouverneur Jean Bakomito, cette démarche s’inscrit dans la vision du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui place l’agriculture au cœur de la diversification de l’économie nationale.
« Le développement de notre province passe aussi par la valorisation de nos terres », a fait savoir le gouverneur, appelant la population à s’approprier le projet et à intensifier la plantation d’arbres fruitiers dans les ménages et les exploitations agricoles.
Le chef de la chefferie de Kopa, Sa Majesté Lengendule, a, pour sa part, salué une initiative susceptible de créer de nouvelles opportunités économiques pour les communautés locales. Selon lui, l’existence d’un débouché industriel durable pourrait encourager les producteurs à accroître leur production et contribuer à l’amélioration des revenus des ménages.
Les responsables techniques du projet estiment que les premières plantations pourraient entrer en production dans environ dix-huit mois. Le champ fruitier provincial devrait, à terme, s’étendre sur une superficie comprise entre 30 et 50 hectares, avec l’objectif de contribuer à assurer un approvisionnement continu de la future usine.
Au-delà de la production fruitière, le projet vise à favoriser la transformation locale, réduire les pertes post-récolte, créer des emplois et offrir de nouveaux débouchés aux agriculteurs. Il traduit ainsi l’ambition du gouvernement provincial de faire de l’agriculture un véritable levier de développement économique.
Avec le lancement de ce champ fruitier, Niangara amorce une nouvelle étape dans sa vocation agricole, avec en perspective la création d’une chaîne de valeur allant de la production des fruits à leur transformation sur place.
Le pari du Haut-Uélé est désormais clair : faire davantage du sol un moteur de richesse, en complément des ressources du sous-sol, et inscrire durablement l’économie provinciale sur la voie de la transformation locale.
Avec la CellCom du Gouvernorat du Haut-Uélé.













