Face à la progression de l’épidémie de maladie à virus Ebola dans le Haut-Uele, le gouverneur Jean Bakomito Gambu durcit le ton. Le chef de l’exécutif provincial a mis en garde contre toute menace, intimidation ou obstruction visant les équipes engagées dans la riposte, appelant la population à collaborer avec les professionnels de santé.
Cette mise en garde intervient après un incident survenu au Centre de traitement Ebola (CTE) d’Isiro, où une famille a retiré de force le corps d’un patient décédé. Un acte condamné par l’autorité provinciale, qui estime qu’une telle situation est susceptible de compromettre les efforts déployés pour contenir la propagation du virus.
Pour Jean Bakomito, aucune menace contre les équipes de riposte ne saurait être tolérée. Les personnes qui entraveraient leur travail ou s’en prendraient à leurs membres, a-t-il averti, seront interpellées et déférées devant les autorités compétentes.
L’exécutif provincial rappelle par ailleurs que la gestion des dépouilles des personnes décédées d’Ebola est soumise à des protocoles sanitaires spécifiques.
Toute manipulation non autorisée d’un corps peut exposer les proches et la communauté à un risque de contamination, alors que la prévention des infections demeure l’un des principaux enjeux de la riposte.
Le gouverneur a ainsi appelé les habitants du Haut-Uele à faire preuve de responsabilité et à coopérer avec les équipes sanitaires. Il les a notamment exhortés à signaler rapidement les cas suspects, à respecter les mesures de prévention et à faciliter le travail des professionnels mobilisés sur le terrain.
Parallèlement, le gouvernement provincial assure poursuivre le renforcement du dispositif de riposte avec l’appui du gouvernement central et des partenaires. La dotation des zones de santé en ambulances, équipements et intrants médicaux figure parmi les mesures destinées à améliorer la prise en charge des patients et à renforcer la réponse à l’épidémie.
Déclarée officiellement le 10 juillet 2026, l’épidémie continue de mobiliser les autorités sanitaires dans plusieurs zones de santé du Haut-Uele. Selon les données de la Coordination provinciale de la riposte arrêtées au 6 août, la province comptait 97 cas confirmés, 47 décès et 7 personnes guéries. Les zones de santé de Wamba, Pawa, Boma-Mangbetu, Isiro et Rungu demeurent particulièrement concernées.
Dans ce contexte, l’autorité provinciale entend maintenir la pression sur les acteurs de la riposte tout en renforçant la sensibilisation communautaire, considérée comme essentielle pour contenir la propagation de la maladie et restaurer la confiance entre les populations et les équipes sanitaires.
Avec la CellCom du Gouvernorat du Haut-Uélé













