Salubrité à Kisangani : MCM Sarl, le pari de l’expertise d’un entrepreneur tshopolais pour relever le défi de l’assainissement de la ville

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À Kisangani, le défi de l’assainissement ne relève plus seulement des pouvoirs publics. Des acteurs privés locaux cherchent désormais à mettre leur savoir-faire au service d’une ville confrontée à d’importants besoins en matière de salubrité, d’entretien et d’embellissement. Parmi eux, Mining Cleaning and Maintenance (MCM) Sarl, créée à l’initiative de l’entrepreneur tshopolais Pépé Agumba Bulebia et représentée dans la Tshopo par un autre jeune entrepreneur natif de la région Rashidi Kudura, entend miser sur l’expertise locale. Spécialisée dans la maintenance et l’hygiène civile, l’entreprise intervient également dans plusieurs domaines liés à l’entretien des infrastructures, notamment la plomberie, la menuiserie et l’assainissement.

C’est dans cette perspective que Rashidi Kudura a été reçu, lundi 10 août, par le maire de Kisangani, Delly Likunde Litawehe.

Au centre de l’entretien : la présentation officielle de MCM Sarl, de ses équipements et de ses capacités d’intervention, mais aussi la possibilité d’accompagner les services municipaux dans leurs efforts en faveur de la salubrité urbaine. Parmi les équipements présentés à titre d’échantillon figuraient notamment des brouettes, des râteaux et des tricycles, ainsi qu’un personnel expérimenté, mobilisable pour les opérations d’assainissement et d’entretien de la ville.

« Nous sommes là comme une structure d’appui dans le cadre de l’assainissement. Nous travaillons en corrélation avec les bureaux de l’assainissement et la mairie pour assainir la ville de Kisangani », a expliqué le responsable provincial de l’entreprise à la presse au sortir de l’audience.

Pour Rashidi Kudura, cette démarche repose sur une conviction : les compétences développées localement doivent pouvoir être mobilisées pour répondre aux besoins de la communauté. Natif de la Tshopo, il entend ainsi mettre son expérience professionnelle et les moyens techniques de MCM Sarl au service des initiatives consacrées à l’amélioration du cadre de vie. « Étant natif de la province, pourquoi ne pas venir s’associer avec la mairie pour cette initiative ? », a-t-il déclaré.

L’entreprise ne souhaite d’ailleurs pas limiter son intervention à une opération ponctuelle, mais contribuer à une dynamique durable d’entretien et d’assainissement de Kisangani, en s’appuyant sur la diversité de ses compétences.Au-delà de l’assainissement, MCM Sarl revendique en effet un savoir-faire dans la maintenance des infrastructures, la plomberie, la menuiserie ainsi que l’entretien et l’embellissement des bâtiments.

Pour son responsable provincial, cette polyvalence permet à l’entreprise d’apporter une réponse à plusieurs besoins liés à l’entretien du patrimoine urbain. Cette démarche s’inscrit également, selon lui, dans une dynamique plus large d’accompagnement des politiques publiques en matière d’assainissement et d’amélioration du cadre de vie.

« Nous sommes venus officiellement présenter nos matériels pour qu’ils sachent au moins que l’entreprise est prête à accompagner, d’abord, soutenir la vision du chef de l’État dans le cadre de l’assainissement », a-t-il indiqué.

La démarche a, selon Rashidi Kudura, reçu un accueil favorable de la part de l’autorité urbaine. Le maire de Kisangani se serait montré réceptif à la proposition, tandis que les discussions devraient se poursuivre afin d’examiner les modalités d’une éventuelle collaboration entre la mairie et l’entreprise. « Le maire était très ému de joie. Les attentes sont encore en cours. Quelque chose de bien se prépare et ils nous demandent de repasser pour voir comment conclure et avancer pour assainir la ville de Kisangani », a-t-il rapporté.

Au-delà de la présentation d’une entreprise et de ses équipements, la démarche de MCM Sarl traduit la volonté de certains entrepreneurs tshopolais de prendre une part plus active dans les réponses aux défis de leur territoire. À Kisangani, où les questions de salubrité, d’entretien des infrastructures et d’embellissement de l’espace urbain demeurent des enjeux importants, l’apport du secteur privé local peut constituer un levier supplémentaire aux côtés des efforts des pouvoirs publics. Pour Rashidi Kudura, le véritable enjeu est désormais de transformer cette expertise en actions concrètes sur le terrain et de démontrer que les compétences locales peuvent contribuer à améliorer durablement le cadre de vie dans la capitale tshopolaise.

Rédaction

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