Au Premier Congrès d’études congolaises, La Ministre Marie-Thérèse Sombo dessine le Congo de demain
« Pérennisation des savoirs et innovation scientifique » : c’est autour de cette thématique majeure que la Ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire, Prof. Dr. Marie-Thérèse Sombo Ayanne Safi Mukuna, est intervenue comme panéliste au Premier Congrès d’études congolaises. À cette occasion, elle a plaidé pour une université davantage tournée vers la production de connaissances, la recherche appliquée et l’innovation, afin de contribuer efficacement à la transformation économique et sociale de la République démocratique du Congo.
Dans son exposé, la Ministre Sombo a souligné que les défis contemporains imposent aux nations de placer la connaissance au cœur de leurs stratégies de développement. Selon elle, à l’ère de la révolution numérique, de l’intelligence artificielle et des mutations technologiques accélérées, seuls les États qui investissent dans l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation parviennent à assurer leur compétitivité et leur souveraineté.
Prof. Dr. Sombo a rappelé que la RDC dispose d’importants atouts, notamment ses ressources naturelles abondantes, une jeunesse dynamique et un potentiel intellectuel considérable. Toutefois, a-t-elle indiqué, ces richesses ne pourront générer un développement durable que si elles sont accompagnées d’une politique volontariste de promotion du savoir et de la recherche scientifique.
Une université appelée à devenir un moteur de transformation
La Ministre de l’ESURSI a insisté sur le rôle stratégique que doit jouer l’université congolaise dans la construction de l’avenir du pays. Elle a estimé que les établissements d’enseignement supérieur ne doivent plus se limiter à la transmission des connaissances théoriques, mais devenir de véritables centres de production de solutions adaptées aux réalités nationales.
Face aux défis persistants que sont la pauvreté, le chômage des jeunes, les déficits énergétiques, les vulnérabilités sanitaires, la faible industrialisation et l’insécurité, la recherche universitaire est appelée à contribuer davantage à l’élaboration de réponses concrètes aux préoccupations de la population. Pour la Ministre, une recherche connectée aux besoins du pays constitue un puissant levier de transformation économique et sociale.

Elle a également mis en avant les réformes engagées par le Gouvernement dans le secteur de l’enseignement supérieur, notamment la mise en œuvre du système Licence-Master-Doctorat (LMD), les efforts d’amélioration de la gouvernance universitaire ainsi que la modernisation progressive des infrastructures académiques. Elle a toutefois reconnu que d’importants défis subsistent, particulièrement en matière de financement de la recherche, d’équipements scientifiques et d’accompagnement des chercheurs.
L’innovation scientifique comme socle de l’industrialisation
Abordant la question de l’innovation scientifique, la Ministre de tutelle a soutenu que le développement économique durable repose désormais sur la maîtrise de la science et de la technologie. Elle a plaidé pour une transformation structurelle de l’économie congolaise afin de réduire la dépendance du pays à l’exportation des matières premières brutes.
À cet effet, elle a cité le projet de loi Mpandanjila comme illustration d’une réforme susceptible de favoriser la transformation locale des minerais et de renforcer la création de valeur ajoutée nationale. Selon elle, cette dynamique peut également produire des effets positifs dans plusieurs secteurs stratégiques tels que l’agriculture, l’énergie, le numérique, la santé publique ainsi que l’économie verte.
La Ministre Marie-Thérèse Sombo a identifié plusieurs domaines prioritaires devant concentrer les efforts de recherche et d’innovation en RDC, notamment la transformation locale des ressources minières, l’agriculture durable, les énergies renouvelables, le numérique et l’intelligence artificielle, les biotechnologies, la santé publique ainsi que l’économie verte et bleue.
Construire un écosystème national de recherche
En conclusion, la Professeure Docteure Marie-Thérèse Sombo a réaffirmé que la pérennisation des savoirs et l’innovation scientifique constituent des conditions indispensables à la souveraineté, à la stabilité et au développement durable de la République démocratique du Congo. Elle a invité l’ensemble des acteurs concernés à œuvrer pour l’émergence d’un véritable écosystème national de recherche et d’innovation.
Cet engagement passe notamment par un renforcement du financement public de la recherche scientifique, une meilleure valorisation des chercheurs et enseignants, le développement des infrastructures scientifiques ainsi qu’un partenariat plus étroit entre les universités, le secteur privé et les pouvoirs publics.
Pour la Ministre, l’université congolaise doit devenir « le laboratoire du Congo de demain », capable de former des compétences de haut niveau, de produire des savoirs utiles à la société et d’accompagner la transformation structurelle du pays vers un modèle de développement fondé sur la connaissance, l’innovation et la création de valeur locale.
Avec la Cellcom/ESURSI
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