Kinshasa : Fontaine Mangala tacle une opposition désavouée par la rue et enfonce le clou sur le plateau d’Univers TV

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Reçu mardi sur le plateau d’Univers TV, le député national Fontaine Mangala est revenu sur l’échec cuisant de la marche organisée le 15 septembre dernier contre le format du dialogue national initié par le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, un rendez-vous que l’opposition espérait massif et qui n’aurait finalement mobilisé, selon les chiffres qu’il dit tenir de certaines ONG, qu’environ 175 personnes.

« Comment 175 personnes allaient-elles remplir tous les boulevards jusqu’à aller remplir le Palais du peuple ? », a-t-il ironisé, rejetant l’argument avancé par des responsables de l’opposition d’une dispersion policière. Pour lui, le verdict est sans ambiguïté : ce n’est pas la police qui a vidé les rues, c’est la population qui n’est simplement pas descendue.

Ce désaveu populaire, insiste Mangala, sonne comme un signal fort adressé à une classe politique d’opposition aujourd’hui contrainte, selon lui, de se justifier et de se renvoyer mutuellement la responsabilité de l’échec. Il y voit la preuve que les Congolais ont choisi leur camp : celui du dialogue déjà convoqué par le président de la République, plutôt que celui d’une contestation de rue jugée sans fondement. Manifester contre quoi, contre qui, a-t-il demandé, si ce n’est contre l’exercice légitime d’une prérogative présidentielle que la Constitution elle-même reconnaît au chef de l’État, garant du bon fonctionnement des institutions ?

L’élu du peuple a enfoncé le clou en s’en prenant à une opposition aujourd’hui incapable de mobiliser à Kinshasa, l’invitant, non sans ironie, à s’interroger plutôt sur son incapacité à s’exprimer tout court à Goma ou à Bukavu, villes sous occupation.
Pour lui, le vrai problème du pays n’est pas une crise politique intérieure, mais l’agression rwandaise — un sujet sur lequel il appelle à l’union plutôt qu’à la division.

Loin de se limiter à la C64, a-t-il rappelé, le dialogue voulu par le chef de l’Etat rassemblera société civile, scientifiques et forces vives de la nation, dans une logique de front commun patriotique. Quant aux groupes armés à l’origine du conflit, Mangala a fermé la porte à tout cadre parallèle de discussion avec le M23/AFC, renvoyant aux négociations déjà en cours à Doha et aux accords de Washington avec Kigali.

Le coup de grâce est venu en fin d’interview, lorsque l’élu a pointé ce qu’il considère comme le symbole même du désarroi de l’opposition après cette débâcle de rue : la volte-face de Martin Fayulu, qui qualifiait hier Sauvons le Congo de coalition « des démons » face aux « anges » de la C-64, et qui réclame aujourd’hui l’inclusion de cette même plateforme, ainsi que du M23, dans le dialogue national, l’illustration, selon Mangala, d’une opposition désavouée par la rue et désormais en perte de cap.

Rédaction

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