‎RDC : 41 chercheurs bénéficient de la première bourse nationale de troisième cycle

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La République démocratique du Congo franchit une nouvelle étape dans la structuration de son système de recherche scientifique. Quarante et un chercheurs issus des universités et instituts supérieurs du pays ont bénéficié, jeudi 3 septembre 2026 à Kinshasa, des certificats de la première édition du Programme national de bourses de troisième cycle, une initiative que le Gouvernement présente comme un investissement stratégique dans la formation des compétences de haut niveau et la consolidation de la souveraineté scientifique nationale.

‎La cérémonie de remise des certificats a été présidée par Marie-Thérèse Sombo, Ministre de l’Enseignement supérieur, universitaire, Recherche scientifique et Innovations (ESURSI). Représentant la Première Ministre Judith Suminwa, la Ministre a insisté sur la nécessité d’inscrire ce programme dans la durée, tout en renforçant les exigences de mérite, de transparence et d’intégrité dans la sélection des bénéficiaires.

‎Pour le Gouvernement, l’enjeu dépasse largement l’octroi de simples bourses d’études. Le troisième cycle constitue un maillon essentiel pour renouveler le corps académique et scientifique, développer l’expertise nationale et produire des connaissances susceptibles d’apporter des réponses concrètes aux défis auxquels le pays est confronté.

‎Santé, agriculture, environnement, industrie, éducation, gouvernance et technologies figurent notamment parmi les secteurs appelés à bénéficier des travaux de recherche soutenus par ce programme. À travers cet investissement, les autorités entendent ainsi renforcer progressivement les capacités nationales en matière de production scientifique et d’innovation.

‎La première édition a également été marquée par un processus de vérification des candidatures. Les dossiers ont fait l’objet d’un contrôle afin de s’assurer de leur conformité aux critères établis, dans le souci de préserver l’équité entre les candidats, la crédibilité du programme et la bonne utilisation des ressources publiques.

‎Marie-Thérèse Sombo a, dans cette perspective, rappelé qu’une bourse financée par l’État ne constitue ni un privilège ni une faveur, mais un engagement réciproque. Les 41 bénéficiaires sont donc appelés à transformer cet appui public en résultats scientifiques concrets et utiles à la société congolaise.

Prof. Marie-Thérèse Sombo, Ministre de l’ESURSI

‎L’autre exigence mise en avant concerne l’éthique scientifique. La ministre a notamment appelé les chercheurs à bannir le plagiat, la falsification ou la fabrication des données, les publications prédatrices ainsi que toute pratique susceptible de compromettre la crédibilité de la recherche congolaise.

‎Cette initiative intervient dans un contexte de transformation du système universitaire congolais, notamment avec la mise en œuvre du système Licence-Master-Doctorat (LMD), la structuration des écoles doctorales, la révision des référentiels de formation et les efforts visant à moderniser les infrastructures dédiées à la recherche.

‎Le Gouvernement prévoit par ailleurs un suivi académique, scientifique, administratif et financier des bénéficiaires. Les inscriptions, travaux de recherche, publications, rapports, soutenances et résultats devront être documentés afin de mesurer régulièrement l’impact du programme.

‎Pour cette première cohorte, le véritable défi commence donc avec la remise des certificats. Au-delà des diplômes qui seront obtenus, l’ambition affichée est de faire émerger des chercheurs capables de produire des connaissances crédibles, de renforcer les capacités des laboratoires, de stimuler l’innovation et surtout de contribuer à la résolution des problèmes auxquels fait face la société congolaise.

‎Avec 41 chercheurs bénéficiaires pour cette première édition, le Programme national de bourses de troisième cycle se présente ainsi comme l’un des instruments appelés à soutenir la politique scientifique de la RDC. L’enjeu sera désormais de consolider cette initiative au fil des éditions et de faire de l’investissement dans le capital scientifique un véritable levier du développement national.

‎La Rédaction

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