Le gouverneur de la Tshopo, Paulin Lendongolia Lebabonga, rejette toute responsabilité dans l’installation des barrières qui suscitent des préoccupations dans la province. Devant les députés provinciaux, il a attribué leur mise en place à son prédécesseur, Louis-Marie Walle Lufungula, tout en assurant que son administration poursuit leur démantèlement.
« Toutes les barrières que nous avons sont des barrières héritées. Ce sont des barrières qui ont été créées à la suite d’un arrêté de l’ancien gouverneur Louis-Marie Walle Lufungula, portant installation ou érection des barrières dans l’ensemble de la province de la Tshopo », a déclaré Paulin Lendongolia.
Face aux élus provinciaux, le chef de l’exécutif provincial a insisté sur l’absence, selon lui, de toute nouvelle barrière installée sous son administration. Il a même invité ses contradicteurs à apporter la preuve du contraire, rejetant ainsi les accusations susceptibles de lui être imputées dans ce dossier sensible.
« À moins que quelqu’un me contredise en apportant la preuve qu’une seule barrière a été créée par Paulin Lendongolia Lebabonga. Il n’y a aucune barrière qui a été installée par moi », a-t-il affirmé.
Pour appuyer ses déclarations, le gouverneur a évoqué plusieurs opérations de démantèlement déjà réalisées, notamment au niveau de la rivière Tshopo, près du pont du même nom, ainsi que vers Yelenge-Bac Lindi, Alibuku et Zulu. Il a également précisé que les éléments des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), précédemment positionnés de l’autre côté du pont Tshopo, avaient été déplacés vers un emplacement voisin afin de préserver la sécurité de cet ouvrage.
« Nous continuons la série pour démanteler toutes les barrières », a-t-il assuré, promettant la poursuite de cette opération.
En renvoyant ainsi la responsabilité à l’ancien gouverneur Louis-Marie Walle Lufungula, Paulin Lendongolia place le débat sur le terrain de l’héritage administratif. Reste désormais à savoir si les opérations annoncées permettront de répondre durablement aux préoccupations liées à la multiplication des barrières dans la province de la Tshopo.
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