Pendant deux jours, Faradjee÷ est devenu le théâtre d’un dialogue que les autorités espèrent fondateur pour l’avenir du Haut-Uele. Sous le haut patronage du gouverneur Jean Bakomito Gambu, représentants du gouvernement, autorités coutumières, gestionnaires du Parc national de la Garamba, organisations de la société civile et partenaires techniques ont tenté de jeter les bases d’une cohabitation plus apaisée entre les populations riveraines et l’une des plus importantes aires protégées d’Afrique.
Au cœur des échanges figuraient des problématiques anciennes qui continuent d’alimenter les tensions : les dégâts causés par la faune sauvage sur les cultures, l’exploitation illégale de l’or et du bois, ainsi que les attentes des communautés locales en matière de développement économique et social. Au-delà du constat, les participants ont affiché leur volonté de bâtir une gouvernance plus inclusive, fondée sur le dialogue permanent et le partage des responsabilités.
Clôturant les travaux, Jean Bakomito Gambu a inscrit cette démarche dans la vision du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui fait de la préservation de l’environnement un levier du développement durable. « La conservation de la Garamba n’est pas une mission isolée. Elle s’inscrit dans la dynamique du développement durable de notre province. Protéger ce patrimoine exceptionnel, c’est protéger notre avenir collectif », a déclaré le gouverneur.
Les recommandations adoptées traduisent cette ambition. Elles prévoient notamment l’instauration de mécanismes transparents d’indemnisation des victimes des conflits homme-faune, le développement de projets d’agroécologie et d’activités génératrices de revenus, ainsi qu’un renforcement de la lutte contre l’exploitation illicite des ressources naturelles. Un cadre permanent de concertation, appuyé par des comités locaux de dialogue, devra assurer le suivi des engagements pris.Pour les autorités provinciales, le véritable défi commence désormais avec la mise en œuvre de ces résolutions.
« Les décisions prises ici peuvent se matérialiser, à condition que nous gardions la volonté politique, la rigueur administrative et l’esprit de partenariat », a insisté Jean Bakomito Gambu, appelant l’ensemble des acteurs à maintenir la dynamique engagée.
La signature d’une déclaration finale réunissant le gouvernement provincial, l’ICCN, les chefs coutumiers, la société civile et les communautés riveraines constitue l’aboutissement de cet atelier. Plus qu’un simple engagement de principe, ce document ambitionne d’ouvrir une nouvelle étape dans la gestion du Parc national de la Garamba, où protection de la biodiversité et développement des populations locales ne seraient plus perçus comme des objectifs antagonistes, mais comme les deux piliers d’un même projet d’avenir.
Avec la CellCom du Gouvernorat du Haut-Uele












