Tshopo : à la Coordination de l’Environnement, la tension monte et les activités paralysées : 7 chefs de bureau disent non à l’intérim de Willy Mbuyu après 274 jours d’absence au service

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Quelques jours seulement après la désignation de Willy Mbuyu Mumba pour assurer l’intérim du coordonnateur provincial de l’Environnement, durant la suspension du coordonnateur Félicien Malu, la tension monte d’un cran au sein de la Coordination provinciale de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle Économie du Climat de la Tshopo.

Sept(7) chefs de bureau a.i. actifs, à savoir : Sefu Kenge Henoc, Bobona Lifoli Eric, Bafandu Balisawa Nelson Fe, Kabondo Ngondo Michel et Imange Bofenda contestent cette désignation et dénoncent, dans une correspondance adressée au gouverneur de province, les 274 jours d’absence qu’ils attribuent à Willy Mbuyu Mumba.

Selon leur déclaration, l’intéressé, affecté comme chef de bureau a.i. Technologie et énergie du bois depuis le 16 juin 2025, ne se serait plus présenté à son poste depuis le 21 novembre 2025. Les sept(7) responsables affirment qu’aucune autorisation régulière d’absence, aucun congé dûment établi ni aucune pièce justificative couvrant cette période n’aurait été porté à la connaissance de la hiérarchie.

C’est précisément cette situation qui nourrit la contestation. Pour les cinq chefs de bureau, la désignation de Willy Mbuyu à l’intérim soulève une question de cohérence administrative : comment un agent dont l’absence prolongée est dénoncée peut-il être appelé à superviser des agents régulièrement présents à leurs postes ?

« Comment un personnel passif peut-il être désigné pour venir gérer les actifs qui ont répondu à leurs affectations ? », s’interrogent-ils dans leur correspondance.

Les signataires rappellent également qu’une demande d’explication datée du 26 mars 2026 aurait été adressée à Willy Mbuyu au sujet notamment de l’abandon de poste et du refus d’obtempérer à une nouvelle affectation. Selon eux, aucune justification n’aurait été fournie jusqu’à ce jour.
Ils invoquent notamment l’article 13 du décret n°24/09 du 17 février 2024 et l’article 78, point 2, de la loi n°16/013 du 15 juillet 2016, relatifs à la discipline des agents publics.

Au-delà du cas de Willy Mbuyu Mumba, les cinq chefs de bureau estiment que cette controverse pose la question du respect de la discipline administrative, de l’égalité de traitement entre agents et de l’autorité de la chaîne hiérarchique.
Ils demandent au gouverneur de la Tshopo d’examiner le dossier et de prendre les dispositions qu’il jugera conformes aux lois et règlements en vigueur.

Cette affaire intervient alors que la Coordination provinciale de l’Environnement traverse une période particulièrement sensible, avec la suspension temporaire de son coordonnateur. La désignation de son intérimaire, censée garantir la continuité du service, se retrouve ainsi au cœur d’une controverse qui pourrait désormais nécessiter un arbitrage de l’autorité provinciale.

Les accusations formulées dans la correspondance émanent des sept(7) chefs de bureau signataires et devront être confrontées aux explications de Willy Mbuyu Mumba ainsi qu’aux vérifications des autorités administratives compétentes.

Rédaction

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