Le gouverneur du Haut-Uele, Jean Bakomito Gambu, a présidé vendredi à Isiro une importante mobilisation populaire en soutien à l’initiative de la Première Dame, Denise Nyakeru Tshisekedi, visant à obtenir la reconnaissance des génocides commis en République démocratique du Congo et à réclamer justice et réparation pour les victimes des violences qui ont endeuillé le pays depuis plus de trois décennies.
Plus de 2 000 habitants ont pris part à cette activité organisée dans le cadre du Genocost 2026, placé sous le thème : « Maintenant que nous le savons, qu’est-ce que nous faisons ? ». La mobilisation avait notamment pour objectif de sensibiliser la population sur le devoir de mémoire et de promouvoir une implication citoyenne dans la campagne nationale de collecte des signatures.
S’adressant aux participants, Jean Bakomito Gambu a appelé les Congolais à ne pas rester indifférents face aux massacres et aux souffrances endurées par les populations congolaises au cours des dernières décennies. Le gouverneur, juriste de formation, a également insisté sur la responsabilité collective dans la préservation de la mémoire et la quête de justice.
« Animé par le patriotisme, nous disons oui pour signer cette pétition. La communauté internationale ne doit plus se taire face aux massacres de nos compatriotes. Il est temps de réclamer justice et réparation pour plus de 30 ans de souffrance », a déclaré le chef de l’exécutif provincial.
Joignant l’acte à la parole, Jean Bakomito Gambu a lui-même apposé sa signature à la pétition en ligne, donnant ainsi le coup d’envoi à la collecte numérique dans la province. Son geste a été suivi par plusieurs participants, qui ont à leur tour procédé à la signature électronique, traduisant une volonté d’adhérer à cette démarche de reconnaissance et de réparation.
Le gouverneur a par ailleurs mis l’accent sur la jeunesse, qu’il considère comme un acteur essentiel du devoir de mémoire. À travers sa vision d’éveil patriotique, incarnée notamment par le surnom « Mwana Nzambe », il a encouragé les jeunes à s’approprier la mémoire collective et à porter le flambeau de la justice pour les générations futures.
Prenant la parole au nom du gouvernement provincial, la ministre du Genre, Famille et Enfants, Rachel Makasiane, a, pour sa part, souligné les conséquences des violences sur les familles du Haut-Uele. Elle a appelé particulièrement les femmes à soutenir la démarche portée par la Première Dame afin que les victimes congolaises puissent obtenir justice et réparation.
Cette mobilisation d’Isiro intervient ainsi comme un appel à une implication collective dans la campagne nationale du Genocost, alors que les autorités et différentes composantes de la société congolaise multiplient les initiatives en faveur de la reconnaissance des violences de masse commises en RDC et de la préservation de la mémoire des victimes.
Avec la Cellule de Communication du Gouvernorat / Haut-Uele













