Face à l’insécurité persistante dans l’Est de la République démocratique du Congo, la Ministre de l’Enseignement supérieur, universitaire, Recherche scientifique et Innovations, Prof. Dr Marie-Thérèse Sombo Ayanne Safi Mukuna, appelle les établissements universitaires à renforcer la solidarité envers les étudiants et les personnels déplacés.
Dans une note circulaire du 9 octobre 2026, la Ministre fixe des directives pour faciliter leur accueil, garantir la continuité des études et préserver la crédibilité des diplômes.
Parmi les mesures phares, chaque établissement devra désigner un point focal chargé d’identifier les besoins des étudiants déplacés et de faciliter leur admission. La perte de documents liée au déplacement ne pourra pas entraîner un rejet automatique du dossier.
Sur le plan financier, les étudiants ne pourront pas être contraints de payer une seconde fois des frais déjà acquittés pour la même période académique. Les pénalités directement liées au déplacement ou à l’interruption forcée des activités académiques seront également exonérées, sous réserve des vérifications prévues.
La circulaire insiste aussi sur la protection des personnes déplacées contre la stigmatisation, les menaces et les discriminations. Les enseignants et autres personnels concernés feront l’objet d’un recensement en vue d’évaluer leurs besoins et les possibilités d’accompagnement.
Pour assurer le suivi, les chefs d’établissement disposent de sept jours après réception de la circulaire pour transmettre au ministère les coordonnées du point focal désigné, un premier bilan des personnes accueillies et les mesures prises.
À travers ces directives, Marie-Thérèse Sombo entend coordonner la réponse du secteur universitaire à la crise dans l’Est, en conciliant solidarité, continuité académique et lutte contre les fraudes.
La Rédaction











